Vœux 2020 au personnel municipal

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Mercredi 8 janvier 2020.

…”En ce début d’année, il faut continuer d’être fier de servir l’intérêt général, fier de valoriser notre ville et d’accompagner ses habitants, fier d’incarner des services publics de proximité de qualité, reconnus et appréciés par les Vénissians. Fier d’enrichir votre parcours professionnel et individuel, et fier de répondre aux attentes et espoirs d’une collectivité.”…

Accompagner les enfants dans leur apprentissage, leur émancipation, vers une prochaine citoyenneté. Briser l’isolement de nos aînés. Aider les familles à trouver un logement, les accompagner dans leurs démarches administratives. Assurer des missions de sécurité et de tranquillité pour tous les Vénissians. S’ouvrir à d’autres mondes, et s’ouvrir à l’altérité dans nos équipements culturels. Pratiquer son sport préféré pour améliorer ses performances, pour sa santé, pour le plaisir. Entretenir un parc, fleurir une allée, construire une éco-citoyenneté. Attirer des entreprises, relier les territoires les uns aux autres, rapprocher les habitants, animer la ville dans son quotidien. Garantir la continuité territoriale, la justice sociale et le vivre ensemble dans tous les quartiers.

Vos missions sont essentielles, utiles et indispensables, et elles entrent en résonance avec nos priorités : défendre les services publics de proximité, et défendre les conditions de travail de tous les agents, car vous êtes les acteurs, les témoins, et les premiers relais du pacte républicain sur le terrain, au plus près des attentes et des besoins des Vénissians. Rien de ce que vous accomplissez, ne se résume à un chiffre d’affaires, mais imaginez un peu ce que deviendrait nos villes, sans votre présence, et sans vos savoir-faire ? La cohésion sociale et territoriale volerait en éclats. Les inégalités se creuseraient, la précarité s’accentuerait, nos quartiers seraient découpés en zones marchandes, en fonction des pouvoirs d’achat, des catégories sociales, des uns et des autres. Une ville émiettée, fracturée, dévitalisée, une ville de l’entre soi, avec des quartiers et des habitants, qui vivraient côte-à-côte, et non ensemble. En un mot, une ville dont on ne veut pas.

Dans les cabinets de la technocratie, dans les ministères, la crise sociale et économique, que les politiques libérales génèrent, est un chiffre, un pourcentage, une statistique. Quelque chose au loin.

Dans nos villes, on ne parle pas de chiffre, mais du réel, d’hommes, de femmes, de familles, qui souffrent d’une précarité généralisée. Santé, logement, travail, tous les voyants sont dans le rouge, les gens ne s’en sortent pas. Qui fait face à cette réalité ? Les services publics de proximité. Qui essaye de trouver des solutions, d’accompagner les personnes dans leurs démarches ? Vous. Qui maintient la cohésion sociale ? Vous.

Qui offre des activités culturelles, sportives, à ceux qui n’en ont pas forcément les moyens ? Vous.

Les désengagements de l’Etat nous contraignent à faire plus, toujours plus. Je prends un exemple parlant, sur ces quarante dernières années. La dépense, en matière d’éducation, des collectivités n’a cessé d’augmenter, passant de 14 % en 1980 (66,2 % pour l’Etat), à 21,8 % en 2000 (60,1 % pour l’Etat), et près d’un quart de la dépense totale, en 2017. Oui, nous devons faire toujours plus, mais avec moins de moyens. Sarkozy-Macron, même combat, et même cible : faire des services publics et des fonctionnaires, la variable d’ajustement de leurs politiques de castes, en faveur des plus-nantis. Baisse des dotations de l’Etat, qui s’est traduite par la perte de plus de 6 millions d’euros pour notre budget, contractualisation des dépenses de fonctionnement, sous peine de sanctions financières pour les communes, annonce du gouvernement d’Edouard Philippe, de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires, dont 70 000 dans la territoriale, au terme du quinquennat.

Au-delà du principe de libre-administration des communes, gravement remis en cause, c’est un démantèlement des territoires que ce gouvernement ultra-libéral, cherche à imposer et à organiser. Il met en place la logique du profit immédiat, aux dépens de la logique de l’intérêt général. Sous les coupes drastiques et la cure d’austérité imposée aux collectivités, ce gouvernement contraint les communes à externaliser, et privatiser bon nombre de leurs missions. On ne peut pas accepter cette perte de souveraineté, source annoncée d’inégalités et d’injustices sociales, pour les habitants. Ces missions, vos missions, ce sont des services que l’on doit aux Vénissians, dont ils ont besoin, que personne ne peut imaginer à la carte, en fonction du pouvoir d’achat des uns et des autres. A l’échelle nationale, par rapport au mandat précédent, les dépenses d’équipement des collectivités ont en effet dégringolé de 16 milliards d’euros, sur l’ensemble du territoire ! Un gymnase qui n’est plus entretenu, un projet d’école qui ne verra pas le jour, un équipement qui ferme ses portes, un festival qui s’éteint, voilà concrètement, sur le terrain, les conséquences et les dégâts des politiques gouvernementales, dans de nombreuses villes en France.

Vénissieux continue de croire et défendre les services publics de proximité. Parce qu’elle sait qu’ils ne sont pas le problème, mais la solution, parce qu’ils sont un investissement, et non pas un coût. Demandez-moi le prix de l’éducation d’un enfant, et je vous répondrai qu’il n’en a pas. Parce que nous savons qu’un habitant ne sera jamais un client. La diversité des missions sert un objectif commun : notre ville.

Ici à Vénissieux, près de 80 métiers différents, forment l’éventail et la richesse humaine de la fonction publique territoriale. Faire ce choix d’un service public fort , en s’opposant à toute forme de privatisation, c’est garantir une égalité de traitement entre les habitants.Mais c’est aussi préserver et pérenniser, ce vaste ensemble de savoir-faire et de compétences diversifiées et agrégées. Si de nouvelles familles viennent habiter dans notre commune, ce n’est pas uniquement lié au loyer, ou à la pression immobilière, mais bien à la présence et à la qualité des services publics de proximité, qu’elles y trouvent.

Les Vénissians le savent et vous l’ont dit, à travers toutes les études de satisfaction. Ils ont confiance en vous, en vos savoir-faire, en vos compétences et professionnalisme.

D’autres, extérieurs à la ville, le voient aussi. 4ème fleur renouvelée, label 2017 « Ma commune aime lire et faire lire », trophée de l’innovation chauffage urbain, labels, au pluriel, cit’ergie et écoréseau de chaleur. Cette année à nouveau, notre ville a été mise à l’honneur, en décrochant le label national « Ville active & sportive », avec 3 lauriers sur une échelle de 4, reçu début février. Vénissieux rejoint ainsi les 377 villes labellisées en France, et s’immisce même parmi les 36 communes, gratifiées de 3 lauriers pour 3 ans.

Ces prix ne sont pas le fruit du hasard, ils sont le fruit de votre travail, et de votre investissement pour les Vénissians et Vénissieux. Vos métiers valorisent notre ville, ils participent à la dynamique démographique, à l’arrivée de nouvelles familles, à l’attractivité de nos territoires, que l’installation d’entreprises confirme. Ils sont notre identité, notre histoire et notre avenir, tant les villes de demain auront besoin de retisser le lien social, et le lien environnemental, pour briser les fractures territoriales entre périphérie et ville-centre.

Défendre les services publics de proximité, c’est défendre une certaine idée de la ville, ville ouverte à la différence, et siège de toutes les énergies sociale, culturelle, économique, associative. Il faut se donner les moyens de cette volonté politique, et à l’heure du libéralisme destructeur, cette volonté s’appelle un combat. Se battre pour les habitants et la singularité de Vénissieux, se battre pour vous, pour tous ceux qui font vivre les services aux Vénissians, et les équipements au quotidien, se battre pour améliorer vos conditions de travail, c’est tout le sens de notre engagement.

Notre ville compte 1 378 agents, dont plus de 80% sont titulaires. A travers ces pourcentages, le message de notre ville est clair : non à la précarité dans la fonction publique territoriale, que les libéraux macronistes veulent introduire.

En 2019, le travail mené au plus près des attentes et des besoins des agents, s’est poursuivi avec la prolongation de la convention d’objectifs et moyens, pour le CASC, période 2019-2021.

Le changement de l’offre périscolaire, suite au retour à la semaine à 4 jours, a fait l’objet de la mise en place d’un dialogue social, sur les conditions de travail pour les 600 agents impactés, et par l’adaptation des cycles de travail. La prolongation de l’accord sur les droits syndicaux, pour la période 2019-2020 a été actée. Nous avons clarifié des règles pour les agents et encadrants, et amélioré la diffusion de l’information sur vos droits. Notons également la mise en place de la journée d’accueil des nouveaux agents.

Année après année, Vénissieux poursuit avec détermination, ses politiques sociales à l’égard des agents, avec la participation au repas, la couverture santé prévoyance, et le soutien au CASC.

Elle continue son travail de gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois et des compétences, pour conjuguer le maintien d’un service public de qualité, de la masse salariale, et de bonnes conditions de travail.

Enfin, notre ville fait le pari de l’avenir, en favorisant l’apprentissage de nouvelles compétences de ses agents, et en redéployant des moyens à disposition des services et agents, en faveur de la formation (formations à distance, compte personnel de formation, développement des formations internes, etc). Un statut sécurisé pour faire évoluer sa carrière, poursuivre son apprentissage, approfondir ses connaissances, être réactif face aux mutations technologiques. La fonction publique territoriale s’avère plus moderne, plus mobile, et plus diversifiée que les discours de dénigrement, et raccourcis démagogiques, veulent nous faire croire. Elle est une richesse humaine, pas une variable d’ajustement.

En ce début d’année, il faut continuer d’être fier de servir l’intérêt général, fier de valoriser notre ville et d’accompagner ses habitants, fier d’incarner des services publics de proximité de qualité, reconnus et appréciés par les Vénissians. Fier d’enrichir votre parcours professionnel et individuel, et fier de répondre aux attentes et espoirs d’une collectivité.

Je souhaite à chacun d’entre vous, à vos familles et vos proches, une excellente année 2020, une année d’accomplissement, de curiosité et d’épanouissement.

Je vous remercie