Un budget municipal au service de l’intérêt général

Voir toutes les actualités

Intervention de Michèle Picard Lors de la séance du Conseil Municipal sur les rapports n° : 1 et 2 « Budget primitif 2019. Budget principal et annexe » et « Taux et taxes directes locales 2019»

  • Reconfiguration de la Maison des Services Publics, avec bien évidemment, l’installation prochaine de la Mission Locale.
  • Construction de la nouvelle cuisine centrale, un bâtiment plus fonctionnel et ergonomique, permettant d’augmenter la production de repas (6 000 repas/jours), tout en générant une baisse des coûts de maintenance.
  • Rénovation du Groupe Scolaire Pasteur, et extension du Groupe Scolaire Charréard.

L’argent public au service de l’intérêt général, des enfants et de la jeunesse vénissiane, au service des missions de proximité, dont ont tant besoin les habitants. La liste de nos investissements donne une idée précise, de l’esprit du budget primitif 2019 : être utile au plus grand nombre, et s’inscrire dans la défense de services publics de qualité.

Je voudrais mettre en exergue le travail et le professionnalisme des services, et des majorités qui se sont succédé, depuis des années. Nos finances sont saines, quand bon nombre de collectivités locales éprouvent aujourd’hui, d’énormes difficultés à dégager des budgets équilibrés. Ce résultat que Vénissieux affiche, vient de loin, il est le fruit d’une rigueur, et de choix inscrits dans la durée. Le sens des réalités et le sens des priorités, voilà ce qui a prévalu, et ce à quoi le budget primitif 2019 ne dérogera pas.

Ce budget est le premier budget élaboré, sous la contrainte des dépenses de fonctionnement, imposée par la contractualisation. Une fois de plus, les communes ont été mises devant le fait accompli par l’État. Personne n’est dupe. Les communes qui n’ont pas signé la contractualisation, avaient des dépenses de fonctionnement inférieures à 1,2%, ou bien déjà privatisé bon nombre de leurs missions. Dans l’hypothèse de non-signature, les sanctions pour Vénissieux se seraient élevées, à plus d’1,5 million d’euros, sur la période 2019-2021, sans possibilité de bonus, pour la dotation de soutien à l’investissement local. Un scénario catastrophe, pour les services que les Vénissians attendent de nous, et pour nos capacités d’investissement également.

C’est ce principe de réalité, que le budget 2019 intègre. Malgré l’obtention d’un taux de 1,46%, le sens des réalités nous appelle à poursuivre nos efforts. Car l’urgence sociale est telle, que nous savons déjà que ce pourcentage sera insuffisant, à partir de 2020.

Dans ce contexte, notre ville maintient néanmoins le niveau d’investissement, de 75 millions d’euros, sur la durée du mandat. Mettons ce chiffre en perspective.

En France, par rapport au mandat précédent, les investissements des collectivités locales ont, en moyenne, chuté de 15%, (-22 milliards d’euros sur 5 ans !). L’Observatoire des finances et de la gestion publique locales, constate que les communes ont fait face aux politiques d’austérité, en limitant les investissements au maximum.

Grâce à la solidité de son budget, Vénissieux évite ce cas de figure très inquiétant, car nous parlons là, de la maintenance de notre patrimoine (écoles, gymnases, crèches…), et de la réalisation de nouveaux projets. Avec un autofinancement de plus de 10 millions d’euros, et un niveau supérieur à celui de 2018, notre ville peut continuer de regarder devant elle, sans trop recourir à l’emprunt, et en limitant sa dette. Cette dernière est de 786€/habitant, pour une capacité de désendettement de la ville, réduite à 4,4 ans, bien inférieure à la moyenne des villes de même strate.

Pour renforcer encore nos finances saines, la ville de Vénissieux poursuit ses efforts en matière de dépenses de fonctionnement, en anticipant la reprise du dispositif « Parcours professionnels, carrières et rémunérations », d’une part, et en maîtrisant les dépenses de personnel. Nous poursuivons la mutualisation des moyens, quand elle s’avère possible, et surtout utile.

Face aux contraintes budgétaires, que les derniers gouvernements assènent aux collectivités, nous avons voulu que les efforts soient partagés, de façon solidaire. Pas d’augmentation des taux de la fiscalité locale, bien évidemment, pour les habitants, et l’enveloppe des subventions aux associations sera stable, cette année. Notre ville a choisi d’appliquer une fiscalité, soucieuse de la situation sociale et familiale des contribuables. En ce qui concerne la taxe d’habitation, je tiens à rappeler l’abattement général à la base forfaitaire de 519€, pour tous les foyers, soit 16,4% de la valeur locative moyenne, l’abattement pour chaque personne à charge au sein du foyer, de 20%, et l’abattement spécial pour personnes handicapées, de 10%. La taxe foncière intègre, elle, une exonération de toutes les constructions nouvelles à usage d’habitation, les deux premières années.

Pour les Vénissians, pour le tissu associatif, pour les collectivités, les politiques d’austérité du tandem Macron-Philippe, sont aussi mortifères qu’injustes, à l’heure où l’on exonère les plus riches de l’impôt sur la fortune, et où les dividendes du CAC 40, ont augmenté de 12,8% en 2018. Devant nous, de nombreuses interrogations subsistent encore, notamment au sujet de la compensation par l’État, de la taxe d’habitation, ou encore les modalités de répartition de la Dotation Politique de la Ville, qui seront modifiées à partir de 2019.

J’ai toujours défendu une certaine idée de la commune, autonome dans ses politiques de proximité, et première marche de notre pacte républicain. Ne comptez pas sur moi, pour réduire notre collectivité à une chambre d’enregistrement, chargée des affaires courantes, déconnectée de toute réalité.

C’est justement ce message du proche, du terrain, du participatif, que les Français expriment et revendiquent, à travers les gilets jaunes, et les nombreux autres mouvements sociaux actuels. Après les avoir méprisées depuis son élection, Emmanuel Macron loue aujourd’hui les collectivités locales, volte-face en totale contradiction, avec les politiques d’austérité qu’il nous inflige.

L’urgence républicaine qui est la nôtre aujourd’hui, porte aussi sur le rôle des communes, dont il serait grand temps de conforter les champs d’action, et de renforcer toutes les missions de proximité, que réclame à juste titre, l’ensemble de nos concitoyens.

Je vous remercie.

  • Un budget pour tous