Restitution publique : “Ma commune demain ! je donne mon avis”

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Jeudi 21 mars 2019.

Je tiens donc à remercier tous les Vénissians, qui ont accordé et consacré un peu de leur temps, à l’avenir de leur commune. Ils ont manifesté là, un attachement sincère et remarquable à Vénissieux, expression d’une belle manifestation de citoyenneté. Je salue également le travail mené par nos services, et l’association spécialisée dans les politiques publiques territoriales, ISM Corum.

La consultation en ligne intitulée « Ma commune demain, je donne mon avis », que nous avons organisée auprès des Vénissians, du 10 janvier au 17 février dernier, a été riche en enseignements. Sans faire preuve de suffisance ni de précipitation, on peut dire que c’est une première réussite, qui en appelle d’autres.

Il y a eu 870 réponses effectives, un niveau qui nous place à l’égal de certaines consultations, organisées par des villes comme Villeurbanne par exemple.

Je tiens donc à remercier tous les Vénissians, qui ont accordé et consacré un peu de leur temps, à l’avenir de leur commune. Ils ont manifesté là, un attachement sincère et remarquable à Vénissieux, expression d’une belle manifestation de citoyenneté.

Je salue également le travail mené par nos services, et l’association spécialisée dans les politiques publiques territoriales, ISM Corum.

Il nous faut replacer cette consultation dans son contexte et son historique. Elle est le prolongement naturel de la réunion publique de bilan de mi-mandat, qui s’est tenue en septembre 2018.

Cette dernière renforçait notre volonté de participation des Vénissians, aux grands enjeux de notre ville, et instaurait un dialogue de vérité, auquel je tiens, un dialogue direct avec tous les habitants.

Personne ne peut ignorer le contexte d’étranglement financier des collectivités locales. La baisse des dotations, la contractualisation des dépenses de fonctionnement, la suppression de la taxe d’habitation, réduisent les marges de manœuvre des communes, que ce soit dans leur capacité d’investissement, ou dans le déploiement de leur politique de proximité. Il faut donc penser la ville d’aujourd’hui, et imaginer la ville de demain, dans ce contexte financier précis, et pour le moins incertain, sans quoi ça n’aurait pas de sens.

La consultation proposée aux Vénissians, intégrait ces deux dimensions concrètes. Avec les ressources telles qu’elles sont, quelles sont les priorités, les perspectives ou les ajustements, que les habitants veulent partager et mettre en place ?

Tout au long de cette restitution publique, avec les deux intervenantes d’ISM Corum, nous allons vous présenter les résultats détaillés du questionnaire. Je rappelle qu’il n’a pas valeur de sondage, encore moins de vote, que c’est une consultation en forme de dialogue, d’échanges, et de ressenti du terrain. Dans les grandes lignes, on constate donc une participation satisfaisante, majoritairement féminine, et centrée sur un public de 26-65 ans.

Les priorités qui se détachent nettement, sont la sécurité et la tranquillité publiques, le cadre de vie, l’économie, l’insertion et l’emploi. En matière de sécurité, notre ville travaille avec l’ensemble de ses partenaires, et s’inscrit dans tous les dispositifs en place. C’est aussi, et il faut le rappeler, un domaine régalien, qui relève de l’Etat donc.

La ville vient donc en complément, dans le cadre des missions qui lui sont réservées. La question que l’on doit se poser, est la suivante : faut-il augmenter notre budget sécurité, et si c’est le cas, au détriment de quel autre ? Du cadre de vie ? Des écoles ? De la culture ? Et à quelle hauteur ? Comment renforcer une priorité, sans affaiblir l’ensemble de l’édifice qu’est une ville ? C’est ce mouvement de balancier complexe, qu’il nous faut appréhender dans son ensemble.

Défendre les services publics, comme nous le faisons, c’est aussi défendre la présence de la police nationale dans tous les quartiers, pour garantir la continuité territoriale.

Voilà pourquoi, entre autres, j’ai demandé à ce que Vénissieux bénéficie du nouveau dispositif de Police de Sécurité du Quotidien, car rien n’égale la présence sur le terrain, et rien n’égale les actions de proximité, 7 jour sur 7, et au plus près des habitants.

Cette consultation ouvre donc de vrais débats de société, des débats de fond, dont la commune est l’un des acteurs principaux, mais aussi le réceptacle.

Au sujet du budget de notre ville, les personnes qui ont répondu au questionnaire, ont jugé prioritaires, après la sécurité, les financements pour les écoles, l’enfance et la jeunesse, l’environnement. Ces priorités sont les nôtres, bien évidemment.

Mais là encore, il y a matière à réflexion, tant les contraintes budgétaires actuelles des collectivités locales, nous forcent à prioriser nos missions, à partager avec les habitants, des choix parfois difficiles.

Deux remarques pour conclure : parmi les institutions républicaines, l’attachement des habitants à la commune, est très marqué. Cette demande de proximité, qui s’exprime dans tous les mouvements sociaux actuels, montre à quel point les politiques d’austérité contre les collectivités locales, sont à l’opposé des préoccupations, des besoins et des attentes des Français.

A l’évidence, la volonté d’en finir avec la libre administration, et l’autonomie des communes, ne s’inscrit pas dans le sens de l’histoire, mais la prend à revers, au risque d’éloigner un peu plus encore, le citoyen de l’exercice démocratique.

Enfin, les résultats de la consultation soulignent que les habitants peinent à discerner les missions relevant de la ville, ou de la métropole. Le besoin de proximité constitue bien le fil rouge de cette consultation.

Après ce mot d’introduction, place à l’analyse détaillée de ces résultats, et place au débat pour construire ensemble, la ville de demain.

Je vous remercie.