Qualité du service public d’élimination des déchets

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Retrouvez l’intervention de Michèle Picard lors du conseil municipal du 8 avril 2019 – Rapport n° 20 “Rapport annuel 2017 sur la qualité du service public d’élimination des déchets”.

Après 17 jours de grève, les éboueurs du service de collecte de la Métropole de Lyon ont repris le travail vendredi dernier. Un retour à la normale est attendu d’ici mercredi.

Cette grève s’est traduite par une accumulation de déchets dans toutes les villes et tous les quartiers où la collecte est effectuée directement pas les services de la Métropole. Pour assurer sa compétence de collecte des ordures ménagères, la Métropole de Lyon a réparti son service entre une collecte assurée par sa régie, et une collecte assurée par des entreprises par le biais de marchés publics.

Les villes de Lyon et Villeurbanne sont collectées en service complet par le biais de marchés publics. Cela représente 47% de la population de la Métropole. Dans le reste de l’agglomération, la plupart des villes sont collectées en régie, une à six fois par semaine selon la densité de population. Cette collecte représente 46% des déchets.

Ainsi, à Vénissieux, les quartiers fortement urbanisés et d’habitat collectif comme Moulin-à-Vent, Parilly, Centre et Minguettes, sont collectés en fréquence 6, et les quartiers d’habitat pavillonnaire en fréquence 3.

Les conséquences de ce mouvement ont été très importantes dans l’agglomération. Des centaines de m3 de déchets étaient présents dans l’espace public, ce qui a exaspéré les habitants qui en ont subi les conséquences dans leur cadre de vie et dans leurs déplacements. Les services de la ville ont travaillé quotidiennement avec les services de la Métropole pour identifier et enlever des points noirs gênant la circulation des piétons, en particulier à proximité des écoles. Les problèmes sanitaires et sécuritaires ont également été traités.

Nous pouvons, à cette occasion, mesurer toute l’importance du service public dans notre quotidien, service assuré par des agents indispensables tellement leur action fait partie de notre environnement, et sans laquelle les conditions de notre cadre de vie, l’hygiène et la propreté se dégradent à grande vitesse dans tous les quartiers. C’est pourquoi, les revendications de ces agents, au plus bas de l’échelle des rémunérations de la fonction publique et dont les conditions de travail sont très difficiles, s’avèrent légitimes. Elles s’additionnent aux difficultés générales perçues par les citoyens français, en termes de qualité de vie et de pouvoir d’achat.

Enfin, cette grève nous a permis de mesurer au quotidien la quantité des déchets produite quotidiennement et son impact sur l’environnement. Depuis 2010, la quantité de déchets produite par habitant dans l’agglomération a diminué de 6,7%. Cette tendance est intéressante car elle montre que les citoyens se saisissent des questions environnementales, et que les efforts de réduction sont à poursuivre et à encourager. Il nous faut continuer à les renforcer et les inscrire dans nos gestes quotidiens.

Notre Ville avait prévu, du 6 au 13 avril, de lancer une nouvelle édition de la Semaine de la propreté sur le thème de la lutte contre les incivilités. Vue la situation actuelle, mener des animations de lutte contre les dépôts sauvages, contre les jets de déchets au sol,.n’était pas approprié. Nous avons donc décidé de reporter cette initiative dans le courant du mois de mai.

Je vous remercie.