Nouveau programme national de renouvellement urbain

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CONSEIL MUNICIPAL DU 14 OCTOBRE 2019 – Rapport N°1, «Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) – Convention-cadre de renouvellement urbain de la Métropole de Lyon et ses annexes – Financement de la reconstitution de l’offre démolie et de l’ingénierie»

Avec l’objectif principal de désenclaver les quartiers entre eux sur le plateau, de réussir l’accroche et la jonction avec le centre-ville et l’agglomération lyonnaise, et bien évidemment d’améliorer la qualité des logements et le cadre de vie des habitant, le PNRU 2 nous amènera à l’horizon 2030-2035. Une opération majeure, au même titre que le développement du Grand Parilly, du Cœur de Ville, et du quartier Gare.

Chacun le sait, l’objectif principal du nouveau programme de rénovation Minguettes-Clochettes, est de désenclaver les quartiers entre eux sur le plateau, de réussir l’accroche et la jonction avec le centre-ville et l’agglomération lyonnaise, et bien évidemment d’améliorer la qualité des logements et le cadre de vie des habitant.

Il faut adopter une vision d’ensemble du projet, qui n’en est qu’à ses débuts, où les opérations de démolition, reconstitution, construction et réhabilitation de logements, ne peuvent être dissociées les unes des autres. Même si elles vont s’échelonner dans le temps, elles forment un tout, dans un le cadre d’une rénovation urbaine qui rendra l’espace Minguettes-Clochettes plus ouvert, et plus relié à Vénissieux et à l’ensemble de l’agglomération lyonnaise.

Après Vénissy-Armstrong, le PNRU 2 nous amènera à l’horizon 2030-2035. Il s’agit bien d’une opération majeure, au même titre que le développement du Grand Parilly, du Cœur de Ville, et du quartier Gare.

Cette délibération à caractère essentiellement technique, me donne l’occasion de faire le point sur des sujets, où règnent confusion et désinformation.

En ce qui concerne la gestion des matériaux issus des démolitions, revenons-en aux faits, et rien qu’aux faits. Au lieu de jouer avec les peurs, je relis la délibération de notre commune du conseil municipal du 17 juin 2019.  Il y est écrit noir sur blanc, j’ouvre les guillemets : « La commune souhaite que soient menées toutes les études nécessaires, pour affiner le choix du traitement des matériaux de déconstruction, et qu’une vigilance particulière soit apportée au moment du choix, dans le respect du cadre de vie des habitants ».

Du 19 juillet au 13 septembre 2019, l’enquête publique, dont la Métropole a prolongé la durée à notre demande, a porté notamment sur l’évaluation environnementale, et l’étude d’impact du projet d’aménagement Marché-Monmousseau-Balmes. En accord avec l’avis délibéré de notre ville, la Métropole de Lyon a décidé de conduire et mener les études nécessaires, pour affiner le choix du traitement des matériaux de démolition, et j’insiste sur les mots qui suivent, « dans le respect du cadre de vie des habitants ».

A l’instant T, voilà là où nous en sommes, ne confondons pas vitesse et précipitation, confusion, manipulation et désinformation, alors que la constitution de la ZAC Monmousseau n’est pas encore finalisée, et que les études pour le traitement des matériaux ne sont pas lancées. Que les choses soient claires, nous ne prendrons jamais de décisions qui pourraient nuire au cadre de vie des habitants. C’est une évidence, et je veux bien la répéter des milliers de fois, si cela s’impose. Il faut rester sérieux un tout petit peu, et faire preuve de bon sens quand même ! Avant, pendant et après les chantiers, la rénovation urbaine, comme cela a été le cas pour Vénissy, a toujours eu pour objectif d’améliorer le quotidien, les logements, les espaces publics, et les quartiers où vivent les habitants, pas de les détériorer.

L’autre point important concerne la question du logement social. La loi Solidarité et Renouvellement Urbain interdit, désormais, d’en construire dans les quartiers prioritaires de la ville. Par ailleurs, la part de reconstitution, réalisée dans les communes concernées par la rénovation urbaine, est fixée en fonction de son taux de logements locatifs sociaux. Il faut cesser de penser le logement social, en termes de quotas à ne pas dépasser, car cette réalité du chiffre, ignore l’attachement des habitants au quartier, dans lequel ils ont bâti leur vie, élevé leurs enfants. 62% des Vénissians qui veulent changer de logement, souhaitent rester dans le même quartier. C’est la raison pour laquelle, notre ville demande des dérogations au règlement de l’ANRU, pour déterminer un taux de reconstitution acceptable, et plus adapté aux besoins et à la réalité du territoire et des habitants.

Je vous remercie.