Métropole : Sécurité routière

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Lundi 8 juillet 2019.

Retrouvez l’intervention de Michèle Picard, maire de Vénissieux, Conseillère métropolitaine lors du Conseil de la métropole du lundi 8 juillet sur le rapport n° 2019-3675 : « Sécurité routière – Attribution d’une subvention à l’association Réagir – L’enfant et la rue. »

Monsieur David Kimelfeld, Président de la Métropole de Lyon, a approuvé la mise en place d’une campagne de sensibilisation et une communication métropolitaine percutante, déclinée sur toutes les villes de l’agglomération.

 

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,

La sécurité routière est une préoccupation légitime des usagers de l’espace public où chacune et chacun doit pouvoir évoluer de façon pratique, efficace, mais aussi, de façon agréable et protégée. C’est une responsabilité partagée par les différents intervenants et partenaires de la cité.

La Métropole se doit d’agir pour une circulation apaisée. Son rôle est primordial en matière d’aménagement, pour la réduction des accidents et le développement des modes doux et actifs. Vélos et piétons seront d’autant plus nombreux s’ils peuvent bénéficier d’aménagements sécurisés, pistes cyclables, zones à circulations apaisées, trottoirs élargis.

Le soutien apporté à l’association « Réagir – L’enfant et la rue », va dans le bon sens puisque nous abordons ici les questions d’éducation et de sensibilisation au partage de la rue. C’est dans cette direction que la Métropole doit développer son action, et elle doit le faire dans toutes les villes du territoire.

Depuis le début de l’année 2019, l’agglomération dont Vénissieux ont été marqués par plusieurs accidents graves impliquant piétons, cyclistes et trottinettes, avec malheureusement, plusieurs personnes ayant perdu la vie et d’autres, ayant subi de sévères conséquences, qui garderont de terribles séquelles.

Face à l’irresponsabilité de certains automobilistes, nous déployons nos efforts au quotidien en termes de sensibilisation et de sanctions : contrôles de vitesse, radars pédagogiques, vidéo verbalisation, luttes contre les rodéos deux roues. Nous travaillons également sur le volet de la prévention par la sécurisation des sorties d’écoles ainsi que des interventions dans les groupes scolaires ou encore lors de notre forum annuel de prévention des addictions et dans nos équipements polyvalents jeunes.

Trottinettes, rollers, skatboards, monoroues, gyropodes, et autres hoverboard ont envahie les trottoirs. La multiplicité des modes de déplacements doit être accompagnée d’un travail éducatif pour le partage des espaces.

L’addition de petites infractions et de comportements pouvant avoir des conséquences graves, contribue au désordre ambiant et, d’une certaine manière, à l’escalade des incivilités. C’est un peu comme si chacun circulait dans sa bulle, convaincu de sa bonne conduite en opposition à l’autre, sans tenir compte de la globalité et parfois en dépit du bon sens. Nous devons provoquer une prise de conscience collective face aux petites et grandes incivilités. Nous avons besoin de développer le travail pédagogique et de nourrir le civisme car la meilleure réponse est collective et citoyenne. Nous sommes tous responsable de la sécurité sur la route et ce sujet concerne chacune des villes de la Métropole.

Aussi, pourquoi ne pas envisager une campagne de sensibilisation menée par la Métropole, sur la totalité de son territoire ? Une communication « coup de poing » et uniforme sur l’ensemble de notre agglomération, serait d’autant plus efficace.

Concernant l’association « Réagir – L’enfant et la rue » que nous subventionnons par cette délibération, quelle sera le périmètre de son intervention ? Il serait intéressant que toutes les communes puissent bénéficier de ce type d’action. Nous avons effectivement besoin de développer notre travail éducatif et préventif. D’abord dans les écoles pour sensibiliser les plus jeunes au comportement à adopter dans la rue. Pour inciter les parents à effectuer le trajet domicile-école à pied, nous avons tous tenté d’initier des lignes de pédibus qui malheureusement ne fonctionnent pas toujours.
Quels autres outils pourrions-nous promouvoir ? Nous recensons également des besoins en formation pour les adolescents utilisateurs de deux roues et nouveaux engins de déplacement personnels. Sans oublier les séniors, qu’ils soient conducteurs ou piétons, considérés comme usagers vulnérables.

Chacune des Villes de la Métropole rencontre les mêmes difficultés et agit sur son territoire avec ses propres dispositifs. Pourtant, nos habitants, usagers de l’espace public, circulent d’une commune à l’autre. Il serait donc intéressant que nous ayons un fil conducteur avec une campagne de sensibilisation et une communication métropolitaine percutante, déclinée sur toutes les villes de l’agglomération.

Je vous remercie.