Journée vénissiane des métiers et de l’emploi

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Jeudi 28 mars 2019.

Je voudrais remercier l’agence de Vénissieux de Pôle Emploi, la CCI de Lyon et son agence sud-est, la mission locale de Vénissieux, et l’association d’entreprises Alysée. Les remercier, et leur apprendre que la 12ème édition de cette journée, a rencontré un vif succès, auprès des entreprises et centres de formation. 48 entreprises sont aujourd’hui présentes, là encore, je tenais à saluer leur investissement et leur détermination, à proposer des pistes et opportunités aux jeunes vénissians.

Bien sûr, il y a les politiques gouvernementales, l’État, la Région pour la formation, Pôle Emploi, le marché du travail, les effets des crises économiques et des délocalisations sur les populations les moins diplômées.

L’emploi n’est pas une compétence directe des communes, mais est-ce une raison pour ne pas agir et rester spectateur, face à des taux de chômage injustifiables et insupportables ?

Ici à Vénissieux, nous pensons le contraire. Nous voulons agir avec nos forces, à savoir nos politiques de proximité, la connaissance des bassins d’emploi, la dynamique de notre ville, qui doit profiter aux Vénissians.

Cet état d’esprit en forme de solidarité collective, tous les acteurs de terrain le partagent. A l’image de la journée vénissiane des métiers et de l’emploi, que notre ville porte, les partenaires font preuve chaque année de volontarisme.

Je voudrais remercier l’agence de Vénissieux de Pôle Emploi, la CCI de Lyon et son agence sud-est, la mission locale de Vénissieux, et l’association d’entreprises Alysée. Les remercier, et leur apprendre que la 12ème édition de cette journée, a rencontré un vif succès, auprès des entreprises et centres de formation. 48 entreprises sont aujourd’hui présentes, là encore, je tenais à saluer leur investissement et leur détermination, à proposer des pistes et opportunités aux jeunes vénissians.

Dans le détail, 22 entreprises sont signataires de la Charte de Coopération, 26 installées à Vénissieux, dont bientôt Ikéa et Leroy Merlin, et 10 nouvelles entreprises rejoignent, pour la première fois, la Journée vénissiane des Métiers. Toutes proposent des offres d’emploi, plus de 350, d’après ce que je sais, dans de nombreux secteurs d’activité : industrie, logistique, transport, services, commerces, propreté, environnement, énergie, BTP. Je tiens à mentionner également, la présence de 13 stands d’organismes de formation, et de tous nos partenaires.

Il faut mettre le pied à l’étrier, ouvrir les portes du marché du travail, deux étapes qui ne sont pas faciles à franchir, pour les 15-25 ans, et pour lesquelles nous devons nous battre.

Cette journée permet justement d’accompagner les Vénissians dans leurs démarches, avec, tout au long de l’après-midi, des rencontres entre demandeurs d’emploi et les entreprises et centres de formation. Des groupes ont ainsi été constitués par des structures de l’emploi de Vénissieux, après avoir suivi des séances de simulation d’entretiens, de conseils en image, de présentation, ou encore de CV vidéo. 350 demandeurs d’emploi se présenteront cet après-midi aux exposants, en étant coachés et préparés.

Dans l’esprit, ce dispositif rejoint celui que nous avons mis en place, tout au long du mois de mars.

La Ville de Vénissieux a en effet engagé une action spécifique de recrutement, Action coaching recrutement Ikea, avec l’objectif de présenter une centaine de candidats, présélectionnés et coachés en amont, qui sauront ainsi répondre aux attentes de l’entreprise.

Pas plus tard qu’hier, les 100 candidats sélectionnés, tous vénissians, participaient à la matinée de recrutement, organisée par la Ville de Vénissieux, en partenariat avec IKEA. Une nouvelle preuve que l’aménagement de nos territoires et leur dynamisme, constituent un levier supplémentaire, pour l’emploi des Vénissians.

La journée vénissiane des métiers et de l’emploi, est devenue un rendez-vous incontournable, plébiscité aussi bien par les exposants, que par le public. L’année dernière, près de 200 demandeurs d’emploi ont bénéficié d’un temps de rencontres, et près de 750 personnes ont fréquenté cette manifestation.

Et puis, il y a la charte de coopération, qui réunit aujourd’hui 108 entreprises, impliquées dans plus d’une cinquantaine d’actions, organisées par la Ville et ses partenaires. Cette dernière illustre l’engagement et l’ancrage des entreprises vénissianes, dans tous nos territoires, et auprès de tous les habitants.

Plusieurs lignes fortes nous animent : rapprocher les publics, et notamment les jeunes, de l’emploi ; animer un véritable réseau d’entreprises vénissianes ; faire partager aux habitants les retombées du développement urbain. Sur ces trois points, tous les indicateurs montrent un réel dynamisme.

Depuis 2014, le nombre d’heures d’insertion a augmenté de 231%. Plus de 32 000 heures ont été déjà été effectuées sur le chantier Puisoz-Grand Parilly, et 114 personnes y ont travaillé. L’idéal serait que ça débouche sur un emploi stable bien sûr, mais l’insertion a le mérite de rapprocher les jeunes, du marché du travail.

Education, formation, insertion. L’Etat ne doit pas ménager ses efforts, pour développer ces trois dimensions, et trouver un point d’équilibre entre les offres et les demandes, dans des secteurs d’avenir. Dans cette perspective, le lycée professionnel ne doit pas faire figure de plan B, ou de voie sans issue, faute d’accès à l’enseignement général. Il doit exister à part entière.

Un tiers des lycéens français sont en voie professionnelle, et plus de 80% de ces lycéens, obtiennent leur bac. Là où le bât blesse, c’est dans les difficultés qu’éprouvent les deux tiers d’entre eux, dans la poursuite des études d’enseignement supérieur.

La réforme actuelle, en réduisant la part des enseignements généraux, dans les filières professionnelles, risque d’aggraver encore plus le fossé, entre l’obtention du bac et la poursuite d’études supérieures. Mettre en corrélation les situations concrètes, et les notions abstraites, permet à l’élève d’enrichir son approche, de développer ses capacités d’analyse et de raisonnement.

L’autre point que je veux soulever, c’est la nature des contrats de travail. En 2017, 1,2 million de personnes, occupaient un contrat de moins de trois mois.

Autre chiffre affolant, la part de CDD de moins d’un mois dans le total des CDD, est passée de 57% en 1998, à 83% en 2017.

Un tiers des CDD sont signés pour une seule journée, contre 8% en 2011. Il faut savoir se mettre à la place des jeunes. Avec une telle précarité, et de telles incertitudes, comment voulez-vous vous projeter dans l’avenir, louer un appartement, acheter une voiture, accéder à des crédits, c’est en tout point mission impossible.

Que de portes à ouvrir, que de verrous à faire sauter, la journée des métiers sert aussi à prendre conscience de tous ces obstacles, et à se mobiliser pour lancer les 15-25 ans, sur les rails de la vie professionnelle et de la citoyenneté.

Je vous remercie.