Inauguration du groupe scolaire et de la maison de l’enfance Joliot‑Curie

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Lundi 18 novembre 2013.

Retrouvez l’intervention de Michèle Picard à l’occasion de l’inauguration du groupe scolaire  et de la maison de l’enfance Joliot-Curie, ainsi que le 1% artistique de Frédéric Rouarch. (Dossier de presse)

Nous inaugurons aujourd’hui l’investissement le plus important de la Ville, dans le cadre de ce mandat communal 2008-2014. La logique comptable retiendra le montant : 11,5 millions d’euros, consacrés à la construction du nouveau groupe scolaire Joliot-Curie, sans oublier de mentionner la contribution du Département. L’histoire de Vénissieux retiendra, elle, un autre fait marquant : c’est à l’école publique, laïque et gratuite, qu’aura été destiné l’investissement le plus conséquent de ces dernières années.

Je le ressens comme une immense fierté, mais aussi comme une continuité, et comme le symbole des politiques éducatives menées ici, à Vénissieux, depuis des décennies. En un sens, ce groupe scolaire forme un maillon supplémentaire dans notre volonté, jamais démentie, d’offrir à tous les enfants de Vénissieux, l’égalité d’accès aux connaissances et aux savoirs. C’est ici que se construit la ville de demain, c’est ici que débute le pacte républicain, c’est ici que se joue l’avenir de notre pays. Alors oui, voir aboutir une telle ambition au service de l’enfance, au service des enseignants et des familles, est très valorisant. Car l’école, ce n’est pas seulement un lieu d’instruction, c’est aussi l’école de la vie, si je puis dire, l’école de l’éveil, des curiosités, c’est l’apprentissage de la différence, l’ouverture au monde comme l’ouverture à d’autres cultures, c’est le premier pas vers l’émancipation, vers une prochaine citoyenneté.

Toutes ces dimensions, le projet éducatif local les intègre dans le cadre de nos maisons de l’enfance, dans les temps périscolaires et dans l’accueil extra-scolaire aussi, grâce à l’APASEV. C’est cette ambition que nous partageons avec l’Éducation nationale, afin de favoriser l’épanouissement des enfants, de lutter contre les discriminations sociales et territoriales, de renforcer le vivre ensemble et la tolérance. Le nouveau groupe scolaire Joliot-Curie répond à ces attentes, mais il remplit surtout un objectif bien précis : donner aux écoliers un environnement, des classes et des structures modernes, qui favorisent et facilitent les conditions de leur apprentissage. Principe des vases communicants : le formidable outil mis à disposition des élèves l’est également pour le personnel, les enseignants et la direction du groupe scolaire, de façon à améliorer leurs conditions de travail au quotidien.

Ce groupe Joliot-Curie donne envie de travailler, il donne envie d’apprendre, il donne envie de transmettre les connaissances, pour mieux les partager. La ville de Vénissieux a tenu à être à la hauteur de cet engagement : une nouvelle école maternelle de 6 classes (contre 4 auparavant) ; une nouvelle école élémentaire de 11 classes, 7 classes dans le cadre des travaux réalisés, plus 4 autres dans le cadre d’une éventuelle extension ; un nouveau restaurant scolaire avec un premier self-service pour les élémentaires à Vénissieux, et enfin une nouvelle maison de l’enfance de 84 places.

Dès l’origine du projet, et tout au long de sa réalisation, la Ville a fait preuve d’ambition et de détermination pour ce nouvel équipement. Dans l’esprit, mais aussi dans la forme, avec ce code de couleurs original, entre les différents bâtiments, avec ces 5 700 m2 d’espaces extérieurs, avec cette exigence de qualité thermique, répondant aux normes BBC, le nouveau groupe scolaire possède une réelle identité visuelle et architecturale, devenant ainsi un point d’ancrage et un point structurant au cœur de Vénissieux. J’ajoute à cet ensemble esthétique la sculpture de Frédéric Rouarch, fruit du 1% artistique. Tout, je le crois, a été bien pensé, comme en témoignent les espaces mutualisés, pour les activités de la Maison de l’Enfance, ou encore la salle de psychomotricité, la BCD et l’espace réservé aux arts plastiques. A ce titre, je remercie le groupement d’ingénierie Strates, le bureau d’étude Iosis et GTI acousticien, pour la qualité de l’ouvrage. Je profite de cette occasion pour remercier les enseignants, le personnel, la direction et les services de la ville (le patrimoine, la DEES, la DEB et la maison de l’Enfance Joliot Curie), qui ont œuvré sans relâche, même certains week-ends, pour effectuer le déménagement, et tenir l’objectif de l’ouverture des écoles le 4 novembre dernier. Pari gagné, au milieu de cartons et d’un joyeux tumulte, qui font déjà partie de la petite histoire collective du nouveau groupe scolaire.

Cet équipement de très haute qualité est le signe de l’essor de Vénissieux, et du renouveau du quartier Joliot-Curie. De nouveaux logements sortent de terre, de nouvelles familles viennent s’installer, une dynamique positive est enclenchée, le groupe scolaire et la maison de l’enfance ont été conçus et construits, pour accueillir et anticiper l’arrivée de ces nouveaux habitants. Au sujet des effectifs scolaires, la Ville a mené une étude de prospective avec le cabinet Orgeco, pour avoir une vision précise à l’horizon 2014-2015-2016. Comme je l’avais déjà signalé, nos équipements scolaires sont en capacité d’accueillir les nouveaux écoliers jusqu’à l’horizon 2020. Quant au centre-ville, où la situation était la plus délicate, nous avons opté pour la solution la plus ambitieuse.

La construction d’un nouveau groupe scolaire d’ici fin 2016, a été adoptée par le conseil municipal en mai dernier. Ces groupes scolaires réaffirment la volonté de Vénissieux d’ancrer, dans tous les quartiers de la ville, des équipements publics modernes et de qualité, qui permettent par ailleurs de requalifier certains secteurs, et de repenser les modes de déplacement, les liaisons et connexions entre les habitations, les activités commerciales et les services publics. C’est la clé de la mixité sociale, et d’un aménagement du territoire partagé par tous les Vénissians. A l’intérieur de ce beau bâtiment, il me paraît nécessaire de mettre en avant le travail de concertation qui alimente les réflexions entre la Ville, ses services, l’Éducation nationale et les conseils de quartier. Le groupe scolaire Joliot-Curie en est un bel exemple. Ce dialogue permanent, que nous avons renouvelé, à travers la consultation des parents et des enseignants au sujet des rythmes scolaires, nous permet d’avancer dans la sérénité, toujours au service des enfants, des écoliers et de l’intérêt général. La ville l’accompagne d’actions de proximité, tant financières qu’humaines.

Vénissieux, c’est 21% de son budget consacré au secteur « Enseignement, Écoles », c’est l’équivalent d’1 atsem par classe pour les écoles maternelles, 11 infirmières scolaires municipales, c’est tous les ans 850 000€ investis dans les opérations de réhabilitation et travaux, liés à la carte scolaire, sans oublier les 100 000€ d’investissement dans le matériel, l’informatique, et le mobilier. Fragilisée et blessée depuis plus de dix ans par les logiques libérales, l’école doit redevenir une priorité nationale, pour nos enfants bien sûr, car les récentes études de l’OCDE montrent qu’il y a urgence en la matière, mais aussi pour lutter contre les discriminations sociales, contre les intolérances, pour bâtir une société en bonne intelligence.

L’école n’est pas un secteur marchand, l’école est un investissement. C’est en tout cas ce choix-là que la ville de Vénissieux défend depuis toujours.

Je vous remercie.