Inauguration Les jardins du monde et Connect

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Jeudi 19 septembre 2019.

Lorsque la dimension sociale du logement, croise la dimension environnementale, lorsque l’amélioration du cadre de vie, s’inscrit dans le cadre d’un projet structurant, de liaison entre le Plateau et le centre-ville, on peut certifier que chaque acteur de ce programme a tenu son rôle.

C’est toujours un moment particulier, lorsqu’un programme d’aménagement urbain arrive à son terme. On s’attaque alors, au temps long de l’idée de projet, à sa réalisation, au temps aussi de la mémoire, pour mesurer tout le chemin parcouru. Le lieu tel qu’il était hier, le lieu tel qu’il est aujourd’hui.

Pour l’îlot Romain-Rolland, c’est l’aboutissement de 10 ans de travail, d’échanges, de débat avec les Vénissians, de travaux, puis de chantier et de finition.

Remontons un peu dans le temps pour comprendre, qu’un morceau de l’histoire vénissiane s’est écrit ici. Avant que les différents logements ne sortent de terre, on a procédé à des opérations, de démolition et reconstruction des anciennes serres municipales, des anciens locaux du centre associatif Boris-Vian, du foyer Paul Langevin, relocalisé au rez-de-chaussée des premiers bâtiments construits. Les premières résidences ont été livrées en 2013, les vénissians et de nouvelles familles s’y sont installés, posant les jalons de l’attractivité retrouvée de Vénissieux. Puis, un nouveau groupe scolaire a vu le jour en 2016, l’école Flora-Tristan, apportant son supplément de vie, à un centre-ville redynamisé.

Etape par étape, l’opération Cœur de Ville, a reconfiguré les lieux, embelli le quartier. Entre le plateau des Minguettes, et le centre-ville, les Jardins du Monde ont dessiné une nouvelle articulation, que le prochain PNRU Minguettes-Clochettes approfondira encore, pour rapprocher les quartiers vénissians les uns des autres.

Aujourd’hui, la livraison de Connect, qui comprend 90  appartements répartis en trois allées, met fin à une opération d’envergure. Le bâtiment C, est constitué de 31 logements sociaux en PLI, prêt locatif intermédiaire.

La commercialisation des bâtiments A et B, a permis de répondre, à l’objectif de primo accédant, la plupart des acquéreurs le sont. Privilégier la mixité, et la diversité des parcours résidentiels, constituait l’un des objectifs du programme de l’Ilot Romain Rolland.

Sur l’ensemble des 334 logements, il y a 22,2% de logements sociaux, 31,4% en accession sociale, 37,1% en accession libre, et 9,3% en locatif intermédiaire.

Il faut répondre aux urgences des familles, qui peinent à trouver un toit, mais aussi garder en tête, le besoin et l’envie des Vénissians, de trouver des logements plus grands, ou de devenir propriétaires. C’est cet équilibre, que notre politique sociale du logement développe depuis des années, sur l’ensemble de notre territoire.

Vénissieux ne fermera pas les yeux sur l’absolue nécessité de construire du logement social, il faudrait être aveugle et irresponsable, pour ne pas mesurer l’ampleur de la crise en France, comme dans l’agglomération lyonnaise.

Il y a, je le rappelle, 65 000 demandes de logements sociaux, pour 11 000 attributions chaque année, dans la Métropole. Les dispositifs d’accession sociale, et d’accession libre, viennent appuyer une offre de logements diversifiée, qui permet à la fois aux Vénissians de rester dans leur quartier, et d’attirer de nouvelles familles venues des communes environnantes.

Amener la nature et le développement durable, dans un quartier de centre-ville, était l’un des défis de l’îlot Romain Rolland. Défi relevé et rempli.

Lors de la conception du projet, une attention toute particulière avait été portée au site existant, afin de préserver notamment les espaces végétalisés et les plantations existantes. De nouvelles plantations sont venues s’ajouter à l’existant, afin de conserver cette caractéristique verte. Toujours par souci d’intégration, le choix d’implantation des futurs bâtiments s’est fait en fonction du terrain naturel : les bâtiments les plus hauts sont sur la partie basse, et les moins élevés sur le haut du talus. Tous les bâtiments sont orientés de manière à profiter, au maximum, des apports solaires.

Enfin, les circulations internes à l’îlot Romain Rolland ont été pensées, afin de limiter les passages de véhicules motorisés, et de favoriser les déplacements des piétons, et des vélos. Depuis la signature de la convention de rétrocession tripartite, entre la SARL Romain Rolland, la Ville et la Métropole, les voiries, parc de stationnement, cheminements piétons, square et placette sont devenus des espaces publics. La Ville a ainsi intégré, dans son domaine public, le square du Général Pierre-Robert-de-Saint-Vincent, et la placette Marcel Paul.

Aujourd’hui, les talus accueillant les cheminements piétons vont également intégrer le domaine public Ville, après délibération en conseil municipal.

Lorsque la dimension sociale du logement, croise la dimension environnementale, lorsque l’amélioration du cadre de vie, s’inscrit dans le cadre d’un projet structurant, de liaison entre le Plateau et le centre-ville, on peut certifier que chaque acteur de ce programme a tenu son rôle.

Je remercie le groupement d’aménageur-constructeur, Nacarat/ Rhône Saône Habitat, les bailleurs Alliade et Foncière Logement, ainsi que les deux cabinets d’architectes, Atelier de Ville en Ville, et Reichen et Robert Associés, et tous les techniciens, qui ont participé au programme. Le sentiment du devoir accompli, et du travail bien fait prédomine aujourd’hui. L’îlot Romain Rolland apporte sa note paysagère, aux résidents et à notre centre-ville, il fait désormais partie du paysage, et de l’identité de Vénissieux.

Je vous remercie.