Fin de la trêve hivernale : de nouveaux arrêtés

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30000 expulsions sont programmées d’ici la fin de l’année et le 1er juin, le couperet pourra de nouveau tomber, avec la fin de la trêve hivernale. Une décision aussi incompréhensible qu’inadmissible au vu de la dégradation de la situation économique, sociale et sanitaire que nous connaissons, avec plus d’un million de personnes supplémentaires dans la précarité.

En février et avril derniers, j’attirais l’attention du gouvernement sur les conséquences désastreuses de cette crise, notamment dans les villes populaires déjà fortement impactées par le chômage et la paupérisation. Je demandais au premier ministre la prolongation de la trêve hivernale et l’abrogation des expulsions locatives pour 2021. Mes courriers sont restés sans réponse à ce jour.

Face à l’urgence sociale, toutes les mesures doivent être prises pour assurer aux personnes en situation d’expulsion un logement pérenne, comme l’Etat s’y était engagé.  Tous les voyants sont au rouge. Un cri d’alarme a été lancé par toutes les associations de solidarité qui n’arrivent plus à faire face. Même constat pour les services publics,  où les demandes d’aides explosent. Dans ce contexte, la reprise des expulsions locatives engendrera inévitablement un tsunami social. C’est inconscient !

C’est pourquoi, j’ai décidé de prendre de nouveaux arrêtés interdisant sur le territoire communal, dès le 1er juin 2021, les expulsions locatives sans proposition de relogement, les coupures de fluides et les saisies mobilières. Comme chaque année, ils portent cette volonté de faire jurisprudence, dans le plus strict respect de la loi, afin que des solutions justes et humaines soient trouvées. Mon combat est politique et juridique. Un combat pour le droit de vivre dignement. Ma responsabilité est aussi de protéger les populations et de prévenir les risques et je l’assume.