Élections européennes

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Dimanche 26 mai 2019

Retrouvez la réaction de Michèle Picard en ce qui concerne les résultats aux élections européennes.

30 ans de politique libérale au service des capitaux, des lobbys et des marchandises ont fini par dénaturer la construction européenne. La technocratie de Bruxelles, au-dessus des besoins et attentes des citoyens, le déni démocratique du referendum 2005 et l’absence totale d’une Europe sociale et solidaire ont conduit au rejet et à la colère des peuples, du Brexit à la montée des populismes et de l’extrême droite dans tous les pays membres. La poursuite des politiques de l’argent fou crée les conditions de la décomposition de l’Union Européenne.

Ce soir en France, les électeurs se sont plus mobilisés qu’aux Européennes de 2014, avec une participation en hausse d’environ 8 points. Malgré ce sursaut, il n’en demeure pas moins qu’un inscrit sur deux ne s’est pas déplacé au scrutin alors que l’Union européenne est à un tournant de son histoire.

Pour Emmanuel Macron, qui s’est très fortement impliqué dans cette campagne, et la République en Marche, le constat d’échec est double. Sa stratégie, « moi ou le chaos », et sa volonté d’instaurer un bipartisme très dangereux pour notre démocratie, n’empêchent pas l’extrême droite de finir en tête, comme il y a cinq ans. Pire même, cette stratégie, doublée d’une politique arrogante et sourde aux attentes du peuple, est l’un des ressorts de la progression du Rassemblement National.

Dans les urnes ou dans la rue, la politique libérale et de casse sociale d’Emmanuel Macron est de fait sanctionnée, tant elle ne cesse d’alimenter le rejet et la colère des Français. Les idées xénophobes, réactionnaires et rétrogrades du Rassemblement National, arrivé en tête du scrutin, gagnent du terrain élection après élection. J’appelle donc tous les progressistes à lutter contre l’extrême droite et contre tous les populismes, qui s’enracinent et progressent en France comme dans l’ensemble des pays européens.

Pour les forces de gauche, les résultats de ce soir illustrent à quel point il est urgent d’ouvrir le chantier de la reconstruction et de la reconquête.

Avec son candidat Ian Brossat, le Parti Communiste Français, fort de ses idéaux progressistes, de justice sociale et de solidarité, est enfin redevenu visible. Notre capacité à renouer le dialogue avec les classes populaires et le monde du travail, notre fidélité aux valeurs de gauche qui ont fait notre histoire et feront notre avenir, posent les premiers jalons de notre renouveau.

Proche des citoyens et des travailleurs, le Parti Communiste restera à la pointe des combats pour la défense des droits sociaux et des plus modestes, dans le cadre d’une nécessaire transformation sociale de notre pays et des forces de gauche.

A Vénissieux, la participation a elle aussi connu une légère augmentation, dont il faut se féliciter. Au vu des résultats, les forces de gauche y sont bien présentes et résistent mieux qu’à l’échelle nationale. Elles traduisent notre volonté commune de lutter contre l’extrême droite, le libéralisme et le bipartisme, et de défendre tous les Vénissians et l’intérêt général.