Covid 19 : 100 000 décès

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Vendredi 16 avril 2021

La France vient de franchir la barre des 100 000 décès de la Covid-19. Elle devient le 8ème pays dans le monde à dépasser ce seuil dramatique. Jamais depuis la grippe espagnole une pandémie n’a fait autant de victimes sur notre sol. Aujourd’hui, l’heure n’est ni au bilan de la gestion de la crise sanitaire, ni à la polémique. L’heure est au recueillement avec toutes les familles endeuillées, en France et dans le monde, et avec tous ceux qui n’ont pas pu accompagner leurs proches dans leurs derniers instants, tous ceux qui s’en sont allés dans le silence et la solitude. L’heure est aussi à la solidarité et à la reconnaissance à l’égard de tout le personnel soignant hospitalier et médical qui fait front depuis plus d’un an pour sauver des vies dans des conditions matérielles et morales très difficiles. Nous pensons aussi à tous ces métiers de première ligne, à tous ces hommes et toutes ces femmes qui travaillent sans relâche et tiennent à bout de bras les activités essentielles de notre pays, à nos services publics qui assurent des missions fondamentales et accompagnent tous les habitants dans cette période tourmentée.  Nos solidarités doivent être totales, avec les personnes âgées qui traversent cette crise sanitaire, souvent isolées, sans pouvoir voir leurs familles ni leurs proches. Elles le sont aussi envers notre jeunesse, avec nos étudiants qui ont basculé dans la précarité financière et la détresse psychologique, avec nos adolescents et enfants qui vivent au quotidien sous masques, dans l’obligation de limiter les contacts sans pouvoir exprimer entièrement leurs émotions. Notre pays doit aussi se rassembler et se réunir pour venir en aide et agir dans les quartiers populaires, frappés plus durement que les autres par la pandémie, la crise économique et sociale.

Le bilan dramatique de la Covid-19, qui laissera des traces profondes au sein de chaque génération, doit interroger nos sociétés en leur coeur, dans leur mode de développement, de justice sociale et d’inégalités territoriales, de partage et de redistribution des richesses nationales. Aussi terrible soit-elle, cette crise a néanmoins révélé de nouvelles solidarités et de nouvelles proximités. C’est à partir de ce socle que nous devons penser et imaginer la sortie de crise. Il nous faut changer de logique et de paradigme, sortir du libéralisme qui nous pousse vers le précipice, repenser notre société en plaçant l’humain au centre de toutes nos préoccupations et de toutes nos décisions. Le maître mot aujourd’hui est le recueillement, mais l’heure est déjà, nous le savons tous, à une solidarité sans faille, une solidarité de tous les instants.