Conseil municipal : Participation au capital de la SCIC Oyé Distribution

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CONSEIL MUNICIPAL DU 28 JUIN 2021

Intervention de Michèle PICARD sur le rapport n°5 :  « DÉVELOPPEMENT ECONOMIQUE. Participation de la Ville au capital de la Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) Oyé Distribution. Désignation d’un représentant du Conseil municipal. »

Ce combat-là, c’est le combat de la dignité des salariés, de la reconnaissance des savoir-faire, et de la liberté de la presse. Derrière les emplois, qu’il faut défendre, il y a un enjeu majeur pour nos démocraties : la pluralité des idées, des débats, la diversité des journaux, et la garantie d’une diffusion de l’information, sur l’ensemble du territoire national.

Bref rappel historique : mai 2020, à la sortie du premier confinement, le tribunal de commerce de Paris place en redressement judiciaire, le distributeur de presse Presstalis. Dans le même temps, le tribunal prononce la liquidation de ses filiales de dépôts régionaux. La SAD, avec ses 512 salariés, dont 110 sur le site de Vénissieux, est directement impactée. J’ai reçu les salariés et très vite interpellé, le gouvernement d’Edouard Philippe et les pouvoirs publics. La lutte acharnée, que les anciens salariés de la SAD ont menée, va porter ses fruits sous la forme d’une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) « Oyé ! Distribution ». Les journaux ont retrouvé le chemin des kiosques, 41 emplois ont été sauvés, et des projets de diversification de l’activité, figurent comme objectif à moyen terme.

Dans le cadre d’une gouvernance participative, notre ville, la Métropole de Lyon et les collectivités environnantes ont été sollicitées, afin d’acquérir des parts de la SCIC.

Après la ville de Saint-Priest, pour une participation de 10 000€, Vénissieux propose d’acquérir 150 parts sociales, à hauteur de 15 000€. La Métropole délibérera à l’automne prochain.

Aujourd’hui, la situation d’Oyé Distribution reste fragile, mais les salariés sont au travail, et la presse distribuée dans toute notre région.

En France, le système de distribution de la presse au numéro, est régi par la loi du 2 avril 1947 dite « Loi Bichet ». Adoptée après la Seconde Guerre mondiale, cette loi a permis de garantir à tous les journaux d’information générale, la possibilité d’être disponibles sur l’ensemble du territoire national. Elle a permis à chacun de nous de choisir librement son journal, de diffuser une information diversifiée, plurielle, contradictoire. A l’heure où la presse écrite peine à trouver son modèle économique, dans le monde numérisé qui est le nôtre, notre ville montre son attachement à la pluralité et à la liberté d’expression.

Je vous remercie.