Conseil municipal : Mise en place du télétravail

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CONSEIL MUNICIPAL DU 4 OCTOBRE 2021 - Intervention de Michèle PICARD sur le rapport n°3 « RESSOURCES HUMAINES. Mise en place du télétravail à la ville de Vénissieux. »

La crise sanitaire a modifié nos comportements, elle a précipité également l’émergence du télétravail dans de nombreux secteurs et activités, dans le privé comme dans le public. Cette bascule, préconisée par le gouvernement, s’est accomplie dans l’urgence et par mesures préventives, afin de limiter les interactions sociales, la propagation du virus tout en permettant la continuité du travail. Il s’agit désormais de l’inscrire dans la durée, hors du contexte sanitaire, comme une perspective d’évolution de l’organisation du travail dans son ensemble.

A l’échelle de notre mairie, du nombre d’agents concernés dans les différents services, chacun peut imaginer l’ampleur de la tâche en vue de la mise en place du télétravail. C’est un travail de fourmi que la DRH a accompli, avec minutie et sans précipitation, un travail qui mérite d’être salué. Dans un premier temps, il a fallu analyser les retours des salariés après les périodes de confinement, définir un cadre réglementaire et les postes éligibles, de fixer une quotité d’au moins 50% des activités pouvant être réalisées à distance, etc.

Un tel changement dans les pratiques, et une telle réorganisation ne s’effectuent pas du jour au lendemain. Car il y a plusieurs préalables avant la mise en place du télétravail.

Un, la qualité du service public ne doit en aucun cas être impactée. Deux, la continuité du travail dans les services doit être garantie, enfin, je le crois, il me paraît important et nécessaire de maintenir des liens sociaux dans le cadre professionnel.

D’après plusieurs études menées après les périodes de confinement, si certains salariés se sont parfaitement adaptés à ce nouveau cadre, débarrassés notamment des temps de transport, d’autres l’ont mal vécu, se sont sentis isolés et coupés de leurs équipes malgré l’usage des nouvelles technologies. Il faut donc faire preuve d’équilibre et de pondération et être avant tout à l’écoute des salariés.

C’est tout le sens de cette délibération, qui pose des jalons, avance avec prudence et s’ouvre à des évolutions futures.

Pour la première phase de déploiement, le télétravail s’effectuera à raison d’une journée hebdomadaire fixe et indivisible. En fonction de l’activité du service, l’agent peut être amené à se rendre physiquement sur son lieu de travail. Il ne doit pas y avoir de décharge des missions sur le collègue présent en mairie, pas plus qu’il ne saurait y avoir une dégradation des services rendus aux habitants.

Dans chaque service, des points d’étape, échanges et bilans seront faits régulièrement avec le salarié en télétravail pour améliorer ses conditions dans le cadre de cette nouvelle organisation. Il faudra faire preuve de vigilance au sujet de l’environnement du télétravailleur et des problèmes ergonomiques qu’il peut rencontrer.

La crise de la Covid-19 est le symptôme d’une planète malade, surexploitée par un modèle économique dévastateur, pour les hommes comme pour la nature, le libéralisme et son corolaire, la mondialisation.

Le télétravail est une réponse à la protection de l’environnement et à la limitation des émissions de CO2.

C’est un premier pas, mais il en faudra beaucoup d’autres, à l’aune des rapports alarmants du GIEC, si l’on veut limiter l’impact des activités humaines sur le réchauffement climatique.

Modes de production, de consommation, de déplacement, ferroutage, grand plan national de développement des transports en commun, agriculture raisonnée, recours aux circuits courts, partage des richesses, lutte contre les inégalités sociales, refonte totale de la fiscalité taxant les revenus, et patrimoines les plus élevés, des outils existent pour changer de système et changer de politique. Et l’heure est à l’urgence.

Je vous remercie.