Conseil municipal : Débat d’orientation budgétaire

Voir toutes les actualités

Conseil municipal du 7 décembre 2020

Rapport 3 – Débat d’orientation budgétaire.

Consolider des finances saines ne s’effectue pas du jour au lendemain, mais s’inscrit dans la durée. C’est la raison pour laquelle, je tiens à associer toutes les équipes municipales qui se sont succédé, dans l’élaboration des budgets de notre ville, des budgets solides, qui ont su faire face à des coupes de l’Etat et des politiques d’austérité sans précédent. Car c’est bien une chape de plomb qui s’est abattue, ces dernières années, sur les collectivités locales, entre les baisses de DGF, la contractualisation des dépenses de fonctionnement, la suppression de la taxe d’habitation, des transferts de compétences sans contreparties financières proportionnelles, etc.

Malgré ce contexte, nous avons tenu bon, nous avons gardé des marges de sécurité salutaires, efficaces et utiles, qui nous ont permis de répondre à la crise sanitaire de la Covid-19. Masques, mesures sanitaires, sécurité, aides aux familles les plus fragiles, soutiens financiers aux associations, aux acteurs économiques, à la culture et à la création, la gestion et les effets de la crise sanitaire, se sont élevés à un peu plus de 4 millions d’euros, pour la ville de Vénissieux.

Il a fallu agir vite, fort, pour tous les Vénissians, colmater aussi certaines défaillances de l’Etat, mais ce qui nous a permis d’être aussi réactifs, c’est notre choix de défendre des services publics de qualité, à travers un budget équilibré, réfléchi, au service de l’intérêt général.

Pour ce mandat 2020-2026, le même sérieux budgétaire sera notre ligne de conduite. Maîtriser nos dépenses de fonctionnement, renforcer nos capacités d’investissement, recourir à l’emprunt de façon raisonnée, sans faire peser le poids de la dette sur les jeunes générations. Chaque euro dépensé doit servir tous les Vénissians, dans tous les quartiers, il doit être utile, et venir contribuer à l’amélioration du quotidien des habitants, aussi bien dans les services publics, que nous allons mettre en place, que dans les équipements qui vont sortir de terre.

L’année 2021 est une année charnière, où bien des interrogations subsistent pour les collectivités locales. À compter de 2021, la taxe d’habitation sur la résidence principale, ne concernera plus que 20 % des foyers restants. 2021 marque l’entrée en vigueur, de la nouvelle répartition des produits fiscaux, entre les collectivités territoriales. Les principes correcteurs compenseront-ils entièrement la perte de la taxe d’habitation pour les communes, chacun peut en douter.

2020 aura été la dernière des trois années de contractualisation des dépenses de fonctionnement. Malgré la crise sanitaire, nous n’avons pas dépassé le seuil-plafond d’augmentation, négociée âprement de 1,46% par an, ce qui montre là encore, la justesse de nos choix budgétaires. Reste une question de taille, à laquelle personne n’a de réponse actuellement. Ce principe de contractualisation sera-t-il reconduit ultérieurement ? Ce n’est pas à l’ordre du jour pour l’instant. Les résultats des élections présidentielles et législatives, conditionneront certainement la poursuite, ou la suppression d’un mécanisme qui pénalise tout autant, les communes populaires que les familles les plus modestes, frappées plus lourdement, par les crises sanitaire, sociale et économique.

Ce gouvernement a exonéré les plus riches, avec la suppression de l’ISF, et fait payer les habitants des quartiers populaires, avec ses politiques d’austérité. En pleine crise sanitaire, le symbole est lourd de symboles et d’injustices. Comment supporter l’idée, que la population la plus aisée, contribue moins proportionnellement à l’effort national, que les autres, en pleine pandémie et crise économique ! Le débat sur le rétablissement de l’ISF mérite d’être ouvert.

Enfin, dernière inconnue de taille, parviendra-t-on à juguler la pandémie de Covid-19 dans les prochains mois ? Sommes-nous à l’abri d’une 3ème vague  et, à nouveau, d’un recours à un prochain confinement ? Rien n’est moins sûr.

Le temps de la crise sanitaire télescope le temps du mandat. Il s’agit de répondre aux urgences du moment, et de nous projeter à travers ce budget, dans le cadre du plan de mandat 2020-2026.

Ainsi, dans le courant du 1er trimestre 2021, les familles vénissianes pourront bénéficier d’un nouveau service, avec la création de la garderie du matin. Le travail est également bien engagé, pour le périscolaire le mercredi à la journée, qui devrait être mis en place à la rentrée 2021, si les conditions sanitaires le permettent. Des opérations déjà lancées se poursuivent : la requalification du square Ennemond Romand ; extension du groupe scolaire Jules Guesde ; nouvelle maison de l’enfance Max Barel ; le financement des abords de la Maison des Services Publics, dans le cadre de la ZAC Vénissy ; participations financières au PIG énergie 1 et 2. Dans le cadre du nouveau programme de rénovation urbaine, des phases d’études concernent la démolition-reconstruction du gymnase Jacques Brel, les restructurations de la crèche Graine d’Eugénie et du centre social Roger Vailland, la création d’un équipement à usages multiples, à Pyramide. Vont suivre la recomposition du groupe scolaire Léo Lagrange, le nouveau groupe scolaire Charles Perrault, la création d’une crèche quartier des Balmes, etc.

L’ambition du plan de mandat ne se dément pas. C’est très important de le signaler, cette ambition fera l’objet d’un effort considérable de la Ville, en matière d’investissement. Nous voulons atteindre, dès 2022, une enveloppe de 21M€ par an, au cours de ce mandat. Nous étions à environ 15M€ en moyenne par an, lors du mandat précédent.

Agir au plus près des attentes et du quotidien des Vénissians, améliorer toujours et encore le cadre de vie de notre ville, renforcer son attractivité et la diversité de ses équipements. Ces trois lignes fortes suivent une seule et même direction : l’intérêt général.

Je vous remercie.