Conseil de Métropole : Question orale sur la distribution de la presse

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LUNDI 5 OCTOBRE 2020

A l’occasion du conseil de la Métropole de Lyon, le groupe Communiste et Républicain a posé une question orale sur “La distribution de la presse nationale dans l’agglomération lyonnaise”. 

Le Président de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard a confirmé, l’enjeu de la distribution de la presse en soulignant son impact économique pour des points presse déjà en difficulté. Emeline Baume, première Vice-présidente de la Métropole de Lyon, en charge de l’Économie, emploi, commerce, numérique et commande publique a réaffirmé que les services de la Métropole se tenaient à la disposition des salariés, afin de travailler la viabilité de leur projet.

« Après un arrêt total de la distribution de la presse nationale en pleine campagne électorale, elle n’est aujourd’hui distribuée qu’à travers la mobilisation des ex-salariés de la SAD dans une régie provisoire des messageries nationales.

Car les ex-salariés de la SAD, la filiale du groupe Presstalis qui assurait la distribution de la presse dans la région, sont toujours présents sur leur site de Vénissieux, mais la table ronde qui devait se tenir en préfecture début septembre autour de leur projet de SCIC a été annulée alors qu’il y a toujours urgence à trouver une solution.

Cette situation est inacceptable pour la vie démocratique. La mutualisation de la distribution de la presse, organisée après 1945, est indispensable au pluralisme dans un paysage médiatique marqué par la concentration des médias dans quelques grands groupes.

Monsieur le Président, que pouvez-vous faire pour que s’organise rapidement une table ronde destinée à remettre en place la distribution de la presse en concrétisant le projet de Société coopérative d’intérêt collectif porté par les salariés ?

Les Messageries lyonnaises de presse, qui s’étaient engagées à entrer au capital à hauteur de 5 %, n’ont toujours pas confirmé. Les collectivités locales peuvent être proactives pour sortir de ce statu quo mortifère. Le temps est compté : fin octobre, les salariés de la SAD devront quitter leurs locaux et, si aucune solution n’est trouvée d’ici là, la presse nationale ne sera de nouveau plus distribuée sur la métropole et ses environs. »