Bilan de l’opération de collecte contre la précarité menstruelle

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Vendredi 28 mai 2021

Près de 40 000 dons récoltés ! Retour sur la collecte contre la précarité menstruelle lancée le 8 mars dernier : A l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, Michèle Picard, maire de Vénissieux et vice-présidente de la Métropole avec Bruno Bernard, président de la Métropole et Henri Païs, responsable régional de l’association Règles élémentaires, étaient cette après-midi au siège départemental du Secours Populaire. L’occasion de faire le bilan de l’opération et d’échanger avec les bénévoles et bénéficiaires.

Objectif du jour

Faire un bilan de l’opération de collecte contre la précarité menstruelle lancée le 8 mars dernier, avec l’association Règles élémentaires, et qui a donc duré 3 mois.

Pourquoi aujourd’hui ?

Parce que ce 28 mai, c’est la journée mondiale de l’hygiène menstruelle : une date symbolique, comme l’était celle du 8 mars dernier.

La collecte en chiffres :

  • 3 mois
  • 41 sites de collecte
  • 11 mairies de la Métropole mobilisées (NB : on peut éventuellement dire 12 avec Lyon)
  • Près de 40 000 dons récoltés

Le bilan

Cette collecte a été un succès malgré le contexte sanitaire qui a évidemment contraint les habitants de la Métropole à moins se déplacer.

Un succès parce que nous allons récupérer au final près de 40 000 dons. Cela veut dire que les habitants de la Métropole ont répondu présent et je veux les en remercier.

Un succès parce que cela permettra d’aider très concrètement un certain nombre de femmes qui subissent la précarité menstruelle sur notre territoire (je rappelle que cette précarité touche 2 millions de femmes chaque année en France). Il est difficile de faire des calculs précis, mais cette collecte métropolitaine permettra d’aider chaque mois environ 150 femmes pendant un an.

Un succès parce que cela nous a permis de mettre en lumière, et de parler du sujet des règles, de l’hygiène menstruelle qui est un sujet encore malheureusement trop tabou pour de nombreuses personnes, alors que cela concerne 50 % de la population.

Bien sûr les dons récoltés ne seront pas suffisant pour répondre à tous les besoins. Mais notre collecte, je l’espère, aura sensibilisé les habitants à cette précarité particulière.

Je vous donne rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle grande collecte métropolitaine.

Au moins trois raisons d’avoir organisé cette collecte :

D’abord pour répondre à une précarité particulière qu’est la précarité menstruelle. En tant que vice-présidente à l’égalité femmes-hommes, cette précarité me touchait particulièrement, et je souhaitais que nous nous engagions sur ce sujet. Elle touche les femmes à la rue, celles en grande précarité, mais aussi de plus en plus d’étudiantes qui doivent parfois choisir entre une protection hygiénique ou un autre produit essentiel.

Ensuite, cette précarité essentiellement féminine touche à un droit essentiel : celui de la dignité. Quand on n’a pas les moyens de se procurer des protections, un certain nombre de femmes et de jeunes filles s’excluent en effet de toute vie sociale : elles ne vont pas au collège, au lycée, parfois travailler car elles n’ont pas les protections nécessaires. Parfois même cette précarité menstruelle et c’est le deuxième point fondamental, fait courir des risques pour la santé à un certain nombre, qui se retrouvent à fabriquer des protections de fortune, avec ce qu’elles ont sous la main, journal, mouchoirs en papier, tissu etc… avec les risques que cela entraine en terme d’infections.

Enfin, cette collecte métropolitaine a permis également, je l’espère, de rendre moins tabou le sujet des règles, car cette période est encore vécue par trop de jeunes filles et de femmes, comme un moment dont on a honte alors qu’il concerne 50 % de la population. En parler c’est donc simplement reconnaître cette spécificité féminine.

Ci-joint le communiqué de presse de la Métropole de Lyon