42ème Congrès UD CGT

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Mercredi 20 novembre 2019.

Votre congrès est un moment important d’échanges. Sur les luttes à mener, face à un gouvernement ultra libéral, à la solde du MEDEF. Une politique de casse des droits du travail, de nos acquis, de notre modèle social issu du Conseil National de la Résistance.

C’est un plaisir d’accueillir à Vénissieux, votre 42ème congrès. Plaisir, car Vénissieux est une ville fière de ses racines industrielles, et populaires. Fière de son identité bâtie par les luttes, et les résistances de ces femmes et ces hommes, qui ont toujours refusé l’ordre établi, le règne du grand capital. Une ville rebelle, qui a toujours porté des valeurs de progrès social, et de solidarité.

Votre congrès est un moment important d’échanges. Sur les luttes à mener, face à un gouvernement ultra libéral, à la solde du MEDEF. Une politique de casse des droits du travail, de nos acquis, de notre modèle social issu du Conseil National de la Résistance.

Ce congrès, permet aussi de réfléchir, ensemble, sur le monde dans lequel nous voulons vivre. Car, aujourd’hui, il y a urgence à combattre le capitalisme. Urgence à bâtir un nouveau modèle de société garantissant, à toutes et à tous, de vivre dignement, dans un monde de progrès et de paix.

Notre planète marche sur la tête. Jamais les inégalités n’ont été aussi criantes. Quelques milliardaires détiennent entre leurs mains, autant d’argent que la moitié la plus pauvre de l’humanité. Le montant des dividendes, versés par les entreprises à l’échelle mondiale, atteint des sommets. Conflits armés (Moyen Orient : Syrie, Irak, Turquie..), murs bâtis entre les peuples, nationalistes au pouvoir, la paix dans le monde est menacée. Catastrophes naturelles, pics de chaleur, inondations, à l’urgence sociale, se rajoute l’urgence climatique.

En France, la politique de casse du tandem Macron/Philippe, frappe toujours plus fort. Le chômage perdure, et la précarité de l’emploi se développe comme jamais. 9 millions de nos concitoyens vivent en dessous du seuil de pauvreté.

La réforme des retraites engagée par Macron :

  • Une politique d’enfumage qui n’a qu’un seul but, : travailler plus longtemps, pour gagner moins ;
  • Une réforme qui impliquerait des reculs des droits sociaux pour tous les salariés, public comme privé ;
  • Une réforme qui ne fera qu’aggraver le chômage : Aujourd’hui, près de 300 000 chômeurs ont + de 60 ans, et ont leur 40 annuités. Difficile pour eux de retrouver un travail !
  • C’est la remise en cause du principe de solidarité, qui fait la force de notre protection sociale.

Depuis le 1er novembre :

La hausse de 3 % des tarifs du gaz, accentuera les difficultés des 7 millions de Français, qui souffrent déjà de précarité énergétique.

La nouvelle réforme de l’assurance chômage prévoit, un durcissement de l’accès à l’indemnisation, pour les salariés qui perdent leur emploi. Selon l’UNEDIC, plus d’un million de chômeurs verront leurs droits supprimés. Une réforme qui résonne, comme une réelle bombe sociale.

Les atteintes, contre les droits du travail, sont toujours plus virulentes. Les lois prises par les gouvernements successifs, suivent la même logique, celle du libéralisme ! Celle qui donne les pleins pouvoirs au patronat de faciliter les licenciements, détruire le code du travail et les droits des salariés. Au nom de l’argent roi, on délocalise, on ferme une à une nos entreprises, on brade nos savoir-faire aux plus offrants.

La loi sur l’ouverture dominicale des grandes surfaces, (Carrefour Vénissieux, ouvert le dimanche matin depuis début novembre). Un recul social sans précédent. C’est la remise en cause du repos dominical, un temps important pour les loisirs, se retrouver en famille. Une loi qui ne créée pas d’emplois, mais institutionnalise le travail précaire.

Basé sur les salariés « volontaires », mais qui sont-ils ? :

  • Ceux qui n’ont pas le choix, (étudiants, femmes à temps partiel, salaires insuffisants pour vivre…).
  • Ceux qui souhaitent une majoration de salaires.
  • Ceux contraints d’accepter sous la pression, (remise en cause des congés, …)
  • Un travail du dimanche qui peu à peu se normalisera.

Partout en France, la colère se répand comme une traînée de poudre dans les services publics. Colère des cheminots, contre la casse organisée du service public ferroviaire. Colère des personnels hospitaliers, face à la destruction programmée de l’hôpital public, (Bataille Porte du Sud, Vinatier, St Jean de Dieu, H. Gabrielle). Des pompiers, policiers, … Tous dénoncent un manque de moyens devenu insupportable, une dévalorisation de leur travail, une dégradation de leurs conditions de travail. Tous se battent pour sauvegarder des services publics performants.

Les contraintes qui pèsent sur les collectivités locales, sont toujours aussi fortes. Baisse incessante des dotations d’Etat, contractualisation financière forcée sur les dépenses de fonctionnement, impactent nos missions de service public de proximité, et ceux qui les font vivre. Le projet de loi de transformation de la fonction publique. C’est le statut des fonctionnaires que l’on attaque, (recours aux contractuels). C’est la conception française, et républicaine du service public qui est remis en cause. A terme, il est question de supprimer plus de 120 000 postes de fonctionnaires, en favorisant l’externalisation de missions publiques au privé. Au final, ce sont les populations qui seront pénalisées.

A Vénissieux, nous avons fait le choix de l’intérêt général, et du bien commun. Nous voulons mener à bien, les missions de service public nécessaires aux habitants. Des missions de proximité, de solidarité qui participent à l’épanouissement de chacun. Nous sommes déterminés à résister, face aux politiques libérales, à l’austérité qui frappe toujours plus fort la population. Nous luttons pour que chacun puisse vivre dignement, arrêtés contre les saisies mobilières, les coupures d’énergies, arrêté portant obligation de relogement avant toute expulsion locative.

Le comité de défense pour l’emploi, l’industrie et les savoir-faire, créé en 2010 (lutte Veninov), est activité face à toute attaque contre nos entreprises, et industries vénissianes.

Aujourd’hui, il y a urgence. Nous devons amplifier la mobilisation, pour faire échec aux politiques d’austérité, d’un gouvernement à la botte du patronat. Une politique de régression sociale, qui fait le jeu du FN. Un FN qui se nourrit des politiques d’austérité, et de la misère en France, en Europe et dans le Monde. Nous battre pour imposer des services publics renforcés, proches et accessibles, répondant aux besoins de la population. La désindustrialisation de notre pays a été orchestrée, entraînant par la même, la perte de lieux collectifs porteurs de sens, de repères et d’analyses essentiels, pour mener des combats. Il nous appartient à tous, de recréer des pôles de résistance, mettre l’humain au centre de toutes les préoccupations. Un combat pour offrir à nos enfants, aux générations futures, un monde de paix, de solidarité et d’humanité.

Je vous souhaite à tous, plein succès dans vos travaux, et un excellent congrès.