Vénissieux le 14 mai 2020

Quand le ministre de la Santé, Olivier Véran nous rend visite, on pourrait croire qu’il souhaite être en prise avec la réalité du terrain dans cette gestion de crise…et rencontrer toutes celles et tous ceux qui sont en première ligne depuis son commencement et sur lesquels le Gouvernement s’est beaucoup reposé. Mais la crise sanitaire a été le prétexte utilisé pour exclure le maire que je suis de cette visite. Dommage j’aurai pu lui glisser un certain nombre de retours d’expériences, comme par exemple que la communauté professionnelle de territoire de santé a dû faire appel à la solidarité pour pallier au manque de l’État, avec par exemple des équipements fournis par l’enseigne Ikéa, sur sollicitation de la Ville. Sur ce point, je ne doute pas que les concernés en auront fait part au ministre.
Bref, il ne suffit pas d’annoncer que le monde de demain ne ressemblera pas au monde d’hier, mais le prouver avec des actes qui tendent à montrer que tous celles et ceux qui ont été ignorés voire méprisés hier, sont écoutés et pris en considération aujourd’hui : soignants, enseignants, agents d’entretien et de nettoyage, employés de la distribution… fonctionnaires, salariés, bénévoles, chefs d’entreprises, commerçants, élus locaux … tous les « premiers de cordée », les premières lignes du quotidien.