Le 13 novembre 2015, Paris vivait une nuit de terreur, une nuit au cours de laquelle une violence aveugle et la mort arbitraire frappaient des victimes innocentes aux terrasses des restaurants, au Bataclan et ailleurs. Cinq ans après, le traumatisme reste vif, la mémoire collective se construit dans la douleur.

Comment libérer la parole à partir d’une telle tragédie, comment apprendre à vivre à nouveau quand on a été témoin et rescapé de l’horreur ? 360 personnes directement touchées par les attentats se sont recueillies dans un ouvrage « 13 Novembre. Des témoignages, un récit », mené par Denis Peschanski, historien, directeur de recherche au CNRS et co-responsable du programme 13 novembre, ainsi que Laura Nattiez, docteure en sociologie. Aux éditions Odile Jacob, ils cosignent avec Cécile Hochard un ouvrage où le drame côtoie la solidarité, où la survie côtoie l’entraide et des gestes d’une humanité ahurissante en situation de panique.

Ce matin, les auteurs du livre ont présenté ce récit du traumatisme à travers les témoignages des rescapés ou proches endeuillés dans La Matinale de France-Culture.

Je vous propose d’écouter en podcast le travail précieux, bouleversant et mémoriel de ces historiens.