Règlement Local de Publicité Métropolitain

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Séance du Conseil municipal du lundi 15 octobre 2018 : Débat sur les orientations générales du projet de Règlement Local de Publicité Métropolitaine.

Nos villes sont constituées d’espaces publics, environnementaux, patrimoniaux, ce sont aussi des espaces d’échanges, de mobilité, à préserver, et pas uniquement marchands ou commerciaux.

En France, bon nombre d’entrées de ville se ressemblent, souvent défigurées, déstructurées, envahies par les panneaux publicitaires. Les repères sont brouillés, et toutes se révèlent identiques.

C’est contre l’instauration de ces zones grises, de lieux qui n’en sont pas, que notre ville a adopté un règlement local de publicité, plus restrictif que le code de l’environnement. Le but étant bien sûr, de préserver la qualité urbaine et paysagère de notre ville. Nous avons demandé à la Métropole de Lyon de conserver ce caractère restrictif, depuis le lancement de la concertation et de l’élaboration du règlement local de publicité métropolitain. Il ne s’agit pas non plus d’interdire l’intégration qualitative des enseignes, mais d’en limiter l’impact, sur la préservation du patrimoine urbain, ou sur l’environnement.

Des villes de l’agglomération lyonnaise, avaient adopté des règlements plus permissifs, nous demandons nous, à garder nos caractéristiques, à savoir : la limitation à 8m2 des panneaux publicitaires, et de la publicité numérique à une taille maximum de 2m2 ; la préservation de zones d’interdiction totale, à proximité des Parcs de Parilly, Minguettes et Dupic, ainsi que des sites à fort caractère urbain et paysager. Quant aux publicités éphémères sur les trottoirs, nous nous y opposons bien évidemment, mais nous ne le mentionnons pas, dans les grandes orientations du règlement de publicité métropolitain, dans la mesure où le décret autorisant les publicités au sol, a été suspendu dans les trois villes-pilotes de Lyon, Nantes et Bordeaux.

Suspension ne veut pas dire interdiction. Si jamais le décret revenait au goût du jour, nous le contesterions, de façon ferme et définitive.

Nos villes sont constituées d’espaces publics, environnementaux, patrimoniaux, ce sont aussi des espaces d’échanges, de mobilité, à préserver, et pas uniquement marchands ou commerciaux.

Les publicités et enseignes sont des marques, Vénissieux est une identité, il s’agit de ne pas mélanger les deux, pas plus qu’il ne faut confondre le citoyen et le client.

En demandant de garder le caractère restrictif de notre règlement, nous restons fidèles aux deux principes, que je viens de mentionner.

Je vous remercie.