Réaction à la décision de la Cour d’Appel de LYON

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Jeudi 5 avril 2018

La Cour d’Appel de Lyon vient de confirmer le jugement du Tribunal correctionnel de novembre dernier.

L’injure publique n’a pas sa place dans le débat politique. L’élue que je suis en est profondément convaincue. Depuis presque 10 ans,  j’occupe la fonction de Maire de Vénissieux. Je défends l’intérêt général et bien peu celui de ma personne. J’accepte pleinement les responsabilités qui m’ont été confiées par les Vénissians pour ce mandat public. J’ai coutume de dire que le mandat de maire est à la fois le plus difficile, mais aussi et surtout le plus passionnant. Je m’applique à faire vivre au quotidien le contrat passé avec la population, et pas uniquement sur la scène médiatique ou la toile. Voilà le sens de mon engagement politique.

Mais face à l’injure publique, en particulier via les réseaux sociaux, je n’admets pas de taire mon droit. L’écran d’ordinateur n’est pas l’écran de fumée de l’impunité ! Tout ne peut pas être dit. L’affirmer ce n’est pas agiter le spectre de la censure.

Par son jugement aujourd’hui, la Cour d’Appel de Lyon reconnait le préjudice à mon encontre. Mais, au-delà de la personne, elle me confirme dans mes convictions : défendre, protéger les intérêts des VENISSIANS. La liberté d’expression ne permet et ne permettra jamais à un individu et encore moins à un élu politique d’injurier, d’insulter impunément. Je combattrai toujours cette approche dévoyée ou manifestement incomprise de ce principe fondamental qu’est la liberté d’expression. Et, ce pour la Liberté.

Revenons sur le terrain du débat d’idées, du débat politique. L’intérêt général et notre société ne s’en porteront que mieux.