Rassemblement pour la Paix

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Lundi 16 avril 2018.

Tentant l’apaisement, le secrétaire général de l’ONU a appelé samedi, tous les Etats membres, à faire preuve de retenue, et à s’abstenir de tout acte qui pourrait conduire à une escalade, après les frappes occidentales contre la Syrie. Amnesty international demande que « Toutes les précautions soient prises, pour minimiser le tort causé aux civils, dans les actions militaires. »

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, ont déclenché dans la nuit de vendredi à samedi, des frappes en Syrie,

Ces frappes donnent suites à une attaque chimique contre des civils

  • attaque imputée aux forces du président Bachar al-Assad.

Je suis à la fois révoltées et très inquiète, par ce qui ressemble aujourd’hui, à une expédition punitive.

Les frappes en Syrie, sans mandat international, viennent de compromettre les chances d’un règlement politique, et d’un avenir pacifié.

Notre Président va-t’en guerre, justifie l’intervention de la France.

Il faudrait le croire sur parole, quand il affirme que, « les faits et la responsabilité du régime syrien ne font aucun doute.»

Tout puissant, il décrète et condamne le régime Syrien, au moment même où, une équipe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimique (OIAC), devait entamer samedi son enquête à Douma, sur l’attaque chimique présumée.

Je dénonce fermement cette attitude irresponsable d’un président, qui vient de choisir le camp de la guerre, et mettre un coup d’arrêt à la diplomatie.

Sans l’aval de l’ONU, de l’Europe et du Parlement français.

Devançant le travail de l’équipe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, faisant peser lourdement le doute sur les motifs réels de cette attaque précipitée,

  • Nous sommes nombreux aujourd’hui, à nous poser la question des motivations, au regard de considérations géopolitiques !

Comme il fallait s’y attendre, la crispation ne s’est pas fait attendre.

  • Le régime syrien a dénoncé une « violation flagrante » du droit international, qualifiant l’opération militaire « d’agression tripartite »,
  • La Russie condamne « un acte qui sera suivi de conséquences ».

Tentant l’apaisement, le secrétaire général de l’ONU a appelé samedi, tous les Etats membres, à faire preuve de retenue, et à s’abstenir de tout acte qui pourrait conduire à une escalade, après les frappes occidentales contre la Syrie.

Amnesty international demande que « Toutes les précautions soient prises, pour minimiser le tort causé aux civils, dans les actions militaires. »

En répondant à l’injonction impérialiste de Donald Trump, la France a pris une décision illégale et dangereuse !

Nos voix s’élèvent aujourd’hui pour dire NON ! Pour dire STOP à la guerre !

Nous refusons que notre pays entre dans cette logique guerrière, en s’alignant sur la volonté et les intérêts des Etats Unis.

Nous revendiquons notre tradition d’indépendance nationale, fondée sur les valeurs de la paix.

Nous affirmons que la solution à la guerre en Syrie, ne peut être que de nature politique et diplomatique.

Ni la France, ni la Grande-Bretagne, ni les Etats unis n’ont à s’ingérer, dans les affaires intérieures d’un pays souverain.

Stratégie qui, au contraire, n’a pour but que de maintenir la Syrie en état de guerre, dans l’espoir, nous l’avons bien compris, de faire tomber le régime de Bachar Al-Assad.

Au prix de combien de vie ?

Contre cette logique de guerre, nous réclamons une résolution pacifique du conflit.

Pour qu’enfin, le peuple Syrien puisse décider de son destin.

Nous sommes rassemblés ici ce soir, place de la Paix, pour lancer un cri :

  • STOP à la guerre ! Oui à la paix pour tous les peuples !
  • Obligeons Emmanuel  Macron à nous entendre !

En Syrie, en Palestine, au Yémen, ou en Birmanie, la paix doit être le moteur du changement du monde.