Pique‑nique annuel du Jardin de l’Envol

Voir toutes les actualités

Mardi 4 juillet 2017

L’Envol, un jardin collectif, qui laisse sa juste place au lien social, humain et citoyen. Un espace de partage et de transmission des savoirs, de renforcement des liens interculturels et intergénérationnels.

« La terre .. » disait Antoine de St Exupéry, « … nous en apprend plus long sur nous que tous les livres, parce qu’elle nous résiste ».

Travailler la terre, trouver en soi l’énergie nécessaire pour l’apprivoiser, la ténacité pour effectuer les tâches les plus nobles comme les plus ingrates, la patience pour accomplir au quotidien et sur la durée, les gestes et l’attention indispensables à une bonne récolte, pour enfin cueillir le fruit de son labeur.

Cultiver pour se retrouver, se reconstruire avant de se relancer dans la vie de tous les jours. C’est tout le sens du Jardin de l’envol. Un lieu d’échanges et de soutien où la solidarité qui s’y exprime s’adresse à toutes les générations. Un espace de partage et de transmission des savoirs, de renforcement des liens interculturels et intergénérationnels. Des valeurs essentielles dans une société ou l’individualisme et le chacun pour soi prennent souvent le pas sur l’intérêt général et le vivre ensemble.

Lutter contre l’isolement, combattre l’exclusion a toujours été une priorité de notre Ville. Face aux politiques d’austérité qui frappent toujours plus les populations les plus fragiles, nous nous battons pour plus de justice sociale, pour l’égalité et le respect des droits fondamentaux inscrits dans notre Constitution.

Depuis 8 ans, je prends des arrêtés contre les expulsions locatives, les saisies mobilières et les coupures d’énergies. Un combat pour le droit à une vie digne.

A l’heure où le chômage atteint les 20 %, voire 40 % dans certains quartiers de la Ville. Nous menons une politique volontariste pour favoriser l’accès à l’emploi, à l’insertion et la formation professionnelle.

La Charte de coopération Ville / Entreprises, signée en 2015, un véritable pacte civique entre les entreprises vénissianes, les habitants et la ville.

Des entreprises qui s’engagent autour d’objectifs communs, pour rapprocher les jeunes du monde du travail, développer la formation et l’emploi, 100 entreprises signataires d’ici octobre 2017. Une volonté forte de la ville d’actionner tous les leviers, et de créer des passerelles entre tous les acteurs de l’activité économique et de l’emploi.

Protéger l’environnement, assurer à tous les habitants une qualité de vie est également au cœur de nos préoccupations. Depuis des années, nous nous engageons dans le développement humain durable. Un investissement communal qui a valu à notre Ville une reconnaissance nationale. A l’image du label européen « Citergies » reconnaissant le travail des collectivités locales sur l’énergie et le développement durable, décernée à Vénissieux en 2016.

Ouvert sur un ensemble de partenaires et acteurs du territoire, le Jardin de l’Envol s’intègre parfaitement dans notre politique environnementale :

  •  Plus qu’un outil d’insertion, le jardin représente un espace d’éducation à l’environnement grâce aux pratiques écoresponsables :
  • Semences biologiques, pratique du compostage, poulailler, ruches.., 1 750 kgs de fruits et légumes ont été récoltés l’an dernier.

Vous participez également à l’éducation alimentaire au travers du partenariat que vous entretenez avec les écoles de la Ville et le lycée Jacques-Brel. À ce titre, la pose de la 1ère pierre de notre nouvelle Unité Centrale de Production aura lieu début octobre. Une nouvelle construction, (ouverture septembre 2018), qui confortera les exigences que nous portons depuis toujours :

  • Conserver un équilibre nutritionnel et offrir des repas de qualité aux enfants de nos crèches, aux écoliers vénissians, aux personnes âgées de nos résidences avec une capacité de production de 6 300 repas / jour.
  • Garder la  maîtrise d’un service public de restauration avec des tarifs adaptés pour en favoriser l’accès au plus grand nombre.

Chaque année, Vénissieux consacre un budget de  40 000 euros pour le fonctionnement du jardin. Un choix politique fort, dans un contexte de plus en plus difficile pour les collectivités confrontées aux baisses des dotations d’Etat.

De nouvelles améliorations sont réalisées régulièrement, avec le concours des étudiants de Bioforce, des salariés de la Régie de Quartier Armstrong et les services de la Ville. Pour l’année à venir, les stagiaires de Bioforce travailleront avec les jardiniers à la construction d’un poulailler en bois.

L’association Oyenga Simy-Flo développe, depuis peu, un partenariat fort avec le Jardin de l’Envol. Une parcelle est mise à disposition de l’association afin de favoriser les liens interculturels et intergénérationnels.

Je voudrais remercier l’association « Le Passe Jardins » et l’ensemble des jardiniers qui s’investissent, tout au long de l’année. Une pensée toute particulière à Sylvie Minot, animatrice historique du « Passe Jardins » qui ne peut être présente aujourd’hui,  à qui j’adresse tout mon soutien et ma solidarité. Merci également aux étudiants de Bioforce, à la régie de Quartier Armstrong, à la Direction Cadre de Vie, aux jardiniers du service Espaces Verts, pour votre implication dans ce beau projet d’insertion. Ensemble vous faites vivre ce lieu unique où l’on cultive le lien social sur le terreau de solidarité.

Je profite de ce moment pour vous inviter, dès à présent, à un événement important de cet automne. Le Grand Rendez-vous de la Ville qui se tiendra du 4 au 7 octobre salle Irène Joliot-Curie. L’occasion de présenter à la population, au travers de conférences, d’expositions, d’animations, le bilan, à mi-mandat, des actions menées sur la Ville, par l’équipe municipale.

Je vous souhaite à tous un excellent pique-nique.

  • Cultiver pour se retrouver, se reconstruire avant de se relancer dans la vie de tous les jours.
  • Ouvert sur un ensemble de partenaires et acteurs du territoire, le Jardin de l’Envol s’intègre parfaitement dans notre politique environnementale.
  • Chaque année, Vénissieux consacre un budget de 40 000 euros pour le fonctionnement du jardin, un choix politique fort.
  • Un lieu unique où l’on cultive le lien social sur le terreau de solidarité.