Mon parcours

    Durant tout mon parcours, de l’enfance à la vie adulte, l’éducation que j’ai reçue, les valeurs que l’on m’a transmises, mais aussi les luttes que j’ai dû mener, ont forgé mes connaissances, façonné mes choix, gravé dans le marbre mes convictions, estampillé mon engagement au service de l’intérêt général. Libre, dans un monde des possibles, voici le vrai credo de mon engagement, surtout quand les temps deviennent très durs.

    L’enfant de Vénissieux

    Née le 19 janvier 1967, j’ai vécu toute mon enfance à Vénissieux tout d’abord rue Joannès-Vallet, puis dans une maison sur le plateau des Minguettes, au sein d’une famille de cinq enfants.

    • Les Damnés - Luchino Visconti
    • Les demoiselles de Rochefort - Jacques Demy
    • La comtesse aux pieds nus - Joseph L. Mankieicz

    Mes parents travaillaient à la CRAM. J’ai fréquenté les bancs des écoles vénissianes Jules-Guesde, Georges-Lévy, Anatole-France et enfin le collège Elsa-Triolet. J’ai grandi au sein de l’école de la République, une école laïque et gratuite, qui place le respect de la différence et la tolérance au cœur de son enseignement.

    • Les Orgueilleux - Yves Allégret
    • Il n’y a pas d’amour heureux - Georges Brassens - Louis Aragon
    • Les Hauts de Hurlevent - Emily Brontë

    À l'école des Arts

    Je suis une enfant de Vénissieux. Cette ville m’a ouvert le champ des possibles.

    Très jeune, elle m’a offert, par les politiques des équipes municipales qui se sont succédées, comme à de nombreux enfants, la possibilité de pratiquer des activités. L’occasion surtout de révéler ma passion pour le dessin, la peinture et la sculpture au sein des ateliers municipaux d’arts plastiques Henri-Matisse, au point d’en faire mon métier.

    Après un Bac d’Arts appliqués préparé au lycée Jean-Paul Sartre à Bron, j’ai intégré l’école des Beaux-arts de Saint-Étienne, filière « gravure sur métal », durant deux années.

    • Un homme de trop - Costa-Gravas
    • L’œuvre de Toulouse-Lautrec
    • L’œuvre de Nicolas de Staël

    En 1987, de retour à Lyon, j’ai intégré la dernière année d’un cycle de 3 ans dans une école de décoration d’intérieur et de design. Diplôme en poche, j’ai pu exercer mon métier artistique au sein d’une petite structure créée en association avec des amis et en parallèle de l’activité principale de sous-traitance bancaire.

    J’ai pu développer ma créativité sereinement, assurée d’un salaire. J’ai dessiné les abribus de Genas en 1993, travaillé les perspectives pour les architectes, réalisé des maquettes pour les promoteurs…

    • L’envie - Jonnhy Halliday
    • La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules - Philippe Delerme
    • Le Docteur Jivago - David Lean

    L'entreprise à cœur

    J’imaginais mal me retrouver au chômage lorsque, faute de pouvoir grandir, notre petite entreprise est rachetée par un grand groupe de sous-traitance bancaire.

    À la maison, pour mes parents, mes frères et sœur, avoir la chance de faire des études était synonyme d’avoir un travail. J’aurais pu faire le choix d’être licenciée, mais cet emploi je l’ai, je le garde.

    • Les yeux noirs - Nikita Mikhalkov
    • L’œuvre de Picasso pour cette ambivalence entre l’évidence et l’incompréhensible
    • Lady Hawke, la femme de la nuit - Richard Donner

    Je travaillais la nuit, les dimanches et les jours de fête dans des conditions infernales, voire illégales, avec un rendement contractualisé, déconnectée de toute vie sociale.

    • La condition humaine - André Malraux
    • L’œuvre de Bruce Clarke
    • La chanson de Lara - BO du film le Docteur Jivago

    Une expérience difficile où j’ai découvert ce que veut dire le mot « solidarité » dans un univers majoritairement composé de femmes, souvent issues de l’immigration.

    Des conditions inhumaines, une exploitation éhontée, des injustices qui ont construit mes révoltes, mes combats, mon humanisme.

    Au service du public

    1997 marque un tournant dans ma vie professionnelle tant au regard des conditions de travail qu’en matière de relations humaines. Je démissionne pour rejoindre l’équipe de l’oeuvre des restaurants d’enfants (ORE), devenue la régie de restauration scolaire et sociale de Vénissieux. En contact avec les familles et les directeurs d’écoles, un public et non plus des clients, j’ai découvert la notion de service public et côtoyé les difficultés auxquelles sont confrontées énormément de familles.

    • Je vous écris - Hisashi Inoué
    • L’œuvre bas-relief en bronze de Bachir Hadji du musée communal de la Résistance et de la Déportation

    Au service des enfants et au service de l’intérêt général, enjeu social, enjeu de santé publique, la restauration scolaire reste une priorité de notre contrat communal.

    Au cours de ce mandat 2014-2020, une nouvelle cuisine centrale sortira de terre pour répondre à cette nécessité d’apporter au plus grand nombre une alimentation saine et équilibrée.

    • Votre fille à 20 ans / Il suffirait de presque rien / Prélude de Sarah/Sarah - Serge Reggiani

    Engagée et convaincue

    Toute petite, j’adorais suivre mon père, militant Cégétiste, dans les manifestations, en particulier à l’occasion du 1er mai. Dans ces défilés, j’ai compris ce qu’est le sentiment d’appartenir à une classe. Et je crois toujours, plus que jamais, au développement de l’individu au sein d’un collectif. En novembre 1989, au moment même de la chute du mur de Berlin, j’ai adhéré au Parti communiste français. Le moment ou jamais d’affirmer mes profondes convictions, une décision à contre courant du discours ambiant pour prouver et démontrer que le communisme devait exister pour défendre les valeurs de l’humanisme comme la solidarité et la fraternité.

    • Le crime de John Faith - Bill Prontzini

    Le Parti communiste français est avant tout, pour moi, le « parti des fusillés », la Résistance. L’idéal communiste reste d’une modernité évidente pour refuser la résignation et redonner des perspectives et la dignité aux personnes.

    • L’affiche rouge - Louis Aragon

    Militante politique

    Encartée au sein d’une cellule de quartier composée de vétérans et d’anciens de RVI, je suis élue au comité de section PCF de Vénissieux. Distribution de tracts, réunions de cellule, porte-à-porte, campagnes électorales, luttes, réunions publiques, prises de parole, précèdent ou suivent mes nuits de travail. En 2000, je deviens secrétaire de la section du Parti communiste de Saint-Fons. Un an avant l’échéance de 2002 pour les élections législatives, je suis face à un nouveau challenge, être la suppléante d’André Gerin.

    • Les cavaliers de l’Apocalypse - Jonas Akerlund
    • L’œuvre d’Alberto Giacometti

    Une décision difficile craignant d’être la potiche d’un système, de n’avoir pas grand chose à dire face à cette personnalité de dimension nationale qui s’exprimait sur énormément de sujets. Élue en 2002, puis en 2007, j’ai été députée suppléante de la 14ème circonscription du Rhône jusqu’en 2012.

    A travers ce mandat, j’ai acquis une vision globale au-delà du territoire communal et pris la mesure des enjeux nationaux.

    Sur le terrain
    des luttes

    Sous la réserve qui m’est naturelle, il y a une femme pugnace, indépendante, une femme passionnée. Une femme en colère face aux injustices criantes, dans une société tournée vers l’individualisme, vers le chacun pour soi. Je crois à la force du mouvement social si l’on veut changer de politique et de société. Je lutte aux côtés du monde du travail, pour le droit des femmes, notamment au moment du débat sur la légalisation du travail de nuit pour les femmes en 2005. Je suis sensible à la question du handicap et soucieuse de tout ce qui concerne l’enfance.

    • L’Armée du crime - Robert Guédiguian
    • Le loup des steppes - Hermann Hesse
    • Nuit et brouillard - Jean Ferrat

    Tout ce qui valorise l’individu m’intéresse, surtout tout ce qui peut permettre son épanouissement et conduire à son autonomie.

    Aux portes des usines en grève, je partage le combat des travailleurs. Chez CIBA et CONNEX à Saint-Fons, chez COGEDEM et SER’VET à Vénissieux, plus récemment aux côtés des salariés de Saint Jean Industrie DHL, Total, Air Liquide et bien sur VENINOV ou Bosch. La politique permet des rencontres formidables avec les autres.

    Cet engagement m’a permis d’être un porte-voix, au regard de ma propre expérience, mais aussi pour exprimer la révolte des autres.

    Vénissieux,
    passionnément

    Élue au sein de la majorité municipale à Vénissieux en mars 2008, j’ai été adjointe déléguée à la politique sociale, la lutte contre la grande pauvreté, le troisième âge et le droit des femmes.

    • Orgueil et préjugés - Joe Wright
      (adapté du roman de Jane Austen)
    • La disparition de Richard Taylor - Arnaud Cathrine

    Le 27 juin 2009, je suis devenue Maire de Vénissieux, pressentie par les communistes pour remplacer André Gerin. Seulement deux mois pour peser l’ampleur de la tâche qui m’attendait et le poids des responsabilités. Devenir maire, c’est porter sur son dos la maison « Vénissieux », une ville de plus de soixante mille habitants, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept.

    En mars 2014, les électeurs m’ont renouvelé leur confiance et ont placé en tête la liste « Rassembler les Vénissians, tenir le cap à gauche » que je conduisais. Le 23 janvier 2015, le rapporteur public du Conseil d’état concluait à l’annulation des élections municipales de Vénissieux en considération des manœuvres du candidat d’extrême droite. Le 29 mars 2015, à l’occasion d’un nouveau scrutin, les Vénissians confortaient la légitimité de mon équipe. Avec une force et une énergie supplémentaires pour notre majorité, nous avons repris le travail entamé. L’essor de Vénissieux se poursuit, fidèle à son histoire solidaire et combative, rebelle et audacieuse. Depuis 2009, je poursuis tout simplement ce parcours militant et mets aujourd’hui mon engagement et mes convictions au service des Vénissians.

    Je crois en l’action politique lorsqu’elle entre en friction avec le réel, lorsqu’elle veut améliorer le quotidien des gens. C’est l’exigence que je me fixe au quotidien..

    • L’œuvre de Paul Klee
    • Padam...Padam... - Édith Piaf

    Questionnaire de Proust...

    En 2009, je me suis prêtée à l’exercice intime du questionnaire de Proust.

    Découvrez mes propres réponses, celles de ma meilleure amie et enfin celles d’un collègue adjoint.

    Des réponses assez fidèles à ce que je suis. D’autres sont plus surprenantes. Un exercice rigolo pour mettre en corrélation ce que l’on pense être et l’image que l’on véhicule auprès des autres. Beaucoup de réponses se recoupent. Finalement, côté privé, côté public…je me ressemble et je reste la même !