Me connaître

Mieux me connaître

 

 

 

« Tout ce qui valorise l’individu m’intéresse. Et la politique permet des rencontres formidables avec les autres »

Née le 19 janvier 1967, Michèle PICARD est issue d’une famille de cinq enfants dont les parents travaillaient à la CRAM. Elle a vécu toute son enfance à Vénissieux tout d’abord rue Joannès-Vallet, puis dans une petite maison du quartier des Minguettes. Elle a commencé sa scolarité à l’école Jules-Guesde, l’a poursuivie au groupe scolaire Georges-Lévy, rejoint l’école de son quartier, l’école primaire Anatole-France à partir du CE2, et enfin le collège Elsa-Triolet.

Pour ses études, ses envies ont balancé entre l’Éducation et les Arts. Sa véritable passion l’a entraînée vers le second domaine. Après un Bac d’Arts appliqués préparé au lycée Jean-Paul Sartre à Bron, elle intègre l’école des Beaux-arts de Saint-Étienne, filière « gravure sur métal », durant deux années.

En 1987, elle revient à Lyon où elle est acceptée en dernière année d’un cycle de 3 ans dans une école de décoration d’intérieur. De stage en stage, elle décide de s’associer avec des amis pour créer une petite structure où, en parallèle de l’activité principale de sous-traitance bancaire, elle peut exercer son métier artistique. Cette étape lui permet de développer sa créativité dans des conditions plus sereines, assurée d’un salaire décent. Inspirée de design, elle dessine les abris bus de Genas en 1993, travaille les perspectives pour les architectes, réalise des maquettes pour les promoteurs…

Cette petite entreprise, faute de pourvoir grandir, est rachetée par un grand groupe de sous-traitance bancaire. Si elle aurait pu faire le choix d’être licenciée, elle décide de rester car il faut bien gagner sa vie. Élevée dans la culture du travail, elle imagine mal se retrouver au chômage. : « à la maison, pour mes parents, mes frères et sœurs, avoir la chance de faire des études était synonyme d’avoir un travail ». Ce travail elle l’a, elle le garde et pour la suite, elle verra. Jusqu’à sa démission en 1997, elle mène une bataille contre elle-même pour avancer chaque jour et trouver les bouffées d’oxygène qui lui permettent de tenir.

« Je travaillais la nuit, les dimanches et les jours de fête dans des conditions infernales, voire illégales, avec un rendement contractualisé. Comme à la mine. Personne ne rêve de travailler la nuit, déconnecté de toute vie sociale. Dans mon engagement militant aussi, j’étais à part : je quittais souvent les réunions en cours pour prendre mon poste ». Durant ces années noires, elle découvre ce que veut dire le mot « solidarité », dans cet univers majoritairement composé de femmes, souvent issues de l’immigration.

En 1997, elle rejoint donc l’équipe de la Cuisine centrale de Vénissieux. Un tournant dans sa vie professionnelle tant au regard des conditions de travail qu’en matière de relations humaines. « J’étais une bonne gestionnaire. Mais ce qui m’a surtout enthousiasmée, ce sont les contacts avec les familles et les directeurs d’école. J’ai découvert ce côté relationnel et ce contact avec le public que je ne connaissais pas. J’ai découvert la notion de service public, moi qui n’avait eu à faire qu’à des clients. J’ai aussi pu prendre conscience des difficultés dans lesquelles vivent énormément de familles»

Son père, militant Cégétiste l’a très souvent emmenée dans les défilés.

 

« Même petite, j’ai toujours adoré aller dans les manifs. Surtout celle du 1er mai. Dans ce défilé, j’ai compris ce qu’est le sentiment d’appartenir à une classe. Et je crois toujours, plus que jamais, au développement de l’individu au sein d’un collectif ».

De défilés en discussions familiales, Michèle Picard se décide à rejoindre le parti communiste. Curieusement et assez rare pour être souligné, c’est en novembre 1989, au moment même de la chute du mur de Berlin, qu’elle prend sa carte du parti.

« J’ai adhéré pour prouver et démontrer que le communisme devait continuer à exister, qu’il devait y avoir des communistes pour défendre les valeurs de l’humanisme comme la solidarité et la fraternité. Pour moi les blocs de l’Est ne correspondaient en rien à l’idéal communiste. C’était pour moi le moment ou jamais d’affirmer mes profondes convictions ».

C’est donc comme simple encartée que Michèle Picard rejoint une cellule de vétérans composée d’anciens de RVI. Militante assidue et sincère, elle est élue au comité de section PCF de Vénissieux. Dès lors, sa vie politique s’accélère. On lui reconnaît de la ténacité. Campagnes électorales, luttes, porte-à-porte, réunions publiques, prises de parole précèdent ou suivent ses nuits de travail. En 2000, elle devient secrétaire de la section du Parti communiste de Saint-Fons. Et dans la foulée, un an avant l’échéance de 2002 pour les élections législatives, on lui demande d’être la suppléante d’André Gerin. Un vrai challenge ! D’autant plus, dit-elle, qu’« on se connaissait peu. Et j’appréhendais énormément cette décision car André Gerin était pour moi un « vrai » politique. Je craignais d’être la potiche d’un système ! De n’avoir pas grand chose à dire face à cette personnalité de dimension nationale qui s’exprimait sur énormément de sujets » Ils ont discuté, ont fait connaissance et ont découvert que leurs deux personnalités pouvaient être complémentaires.

André Gerin lui a dit : « Fais ce que tu sens, ce que tu ressens, sois toi-même ». Elle lutte donc aux côtés du monde du travail , pour le droit des femmes, notamment au moment du débat sur la légalisation du travail de nuit pour les femmes en 2005, mais aussi pour le handicap, pour la valorisation de l’enfance. « Tout ce qui valorise l’individu m’intéresse, surtout tout se qui peut permettre son épanouissement et conduire à son autonomie . Et la politique permet des rencontres formidables avec les autres. Cet engagement m’a permis d’être un porte-voix, au regard de ma propre expérience, mais aussi pour exprimer la révolte des autres ».

Son combat aux côtes des autres est permanent. Michèle Picard consacre beaucoup de temps dans la bataille pour l’emploi. Elle n’oublie pas les femmes, particulièrement touchées par le chômage. Elle va aux portes des usines en grève, partage le combat des travailleurs. On l’a vue chez CIBA et CONNEX à Saint-Fons, chez COGEDEM et SER’VET à Vénissieux, plus récemment aux côtés des salariés de Saint Jean Industrie, et encore aujourd’hui DHL, Total, Air Liquide ou Bosch.

Aussi, en 2007, elle repart en campagne, aux côtés d’André Gerin, « pas parce qu’il le fallait, mais parce que j’avais le sentiment d’être utile » et a été députée suppléante de la 14ème circonscription du Rhône jusqu’en 2012. A travers ce mandat, elle acquiert une vision globale au-delà du territoire communal et prend la mesure des enjeux nationaux.

Militante fervente, fidèle à ses engagements politiques, Michèle Picard se nourrit du champ des possibles, de ces résistances, de ces luttes contre la pauvreté, pour la dignité. Libres, dans un monde des possibles. Le vrai credo de son engagement, surtout quand les temps deviennent très durs.

En 2008, elle devient, presque naturellement, adjointe déléguée à la politique sociale, la lutte contre la grande pauvreté et le droit des femmes, au sein de la majorité municipale à Vénissieux. Au départ annoncé de André Gerin, elle est pressentie par les communistes pour être le nouveau maire de la ville. C’est chose faite depuis le 27 juin 2009. Si elle mesure l’ampleur de la tâche qui l’attends et le poids des responsabilités , elle poursuit tout simplement ce parcours militant et met aujourd’hui son engagement et ses convictions au service des Vénissians.

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introduction

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test en gras, texte en italique et gras. Et un lien avec des espaces

 

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