Ilot Romain‑Rolland : inauguration et 1ère pierre

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Jeudi 7 juin 2018

Le visage du quartier a changé, il est plus vivant, et une touche verte s’est installée en centre-ville, pari audacieux et tenu, qui n’est pas si fréquent dans les villes des grandes agglomérations.

Un double événement vient marquer la réussite de l’aménagement de l’îlot Romain-Rolland.

Aujourd’hui, nous inaugurons les 38 logements en accession libre du programme Osmose, et nous posons la première pierre de Connect, programme de 93 appartements, répartis en 3 allées de 31 logements chacune.

Connect est le dernier lot de l’opération Romain-Rolland, qui sera donc bouclée à la fin de l’année 2019, 1er trimestre 2020 au plus tard.

C’est l’occasion pour nous de mesurer, combien l’îlot Romain-Rolland est venu dynamiser le centre-ville, l’aérer également, avec son ambition paysagère, et a permis une meilleure articulation et une véritable jonction, entre les pentes des Minguettes et le centre-ville. De nouvelles liaisons piétonnes et cyclistes ont rapproché les quartiers.

Regardons un peu derrière nous. Sur ce terrain de 2,5 hectares, il y avait l’ancien groupe scolaire Romain-Rolland, l’ancienne verrerie, le foyer Paul Langevin, que nous avons relogé en rez-de-chaussée, dans la résidence des Jardins d’Eze, les serres municipales.

Bref, il a fallu démolir et reconstruire, il a fallu être guidé, et animé par une vraie ambition urbaine, et Vénissieux n’en manque pas, comme le programme du Grand Parilly, dont on vient de poser la première pierre, l’illustre une nouvelle fois.

Le visage du quartier a changé, il est plus vivant, et une touche verte s’est installée en centre-ville, pari audacieux et tenu, qui n’est pas si fréquent dans les villes des grandes agglomérations.

Je n’oublie pas non plus l’ouverture du 21ème groupe scolaire public de Vénissieux, le groupe Flora Tristan, le plus important investissement du mandat en cours, de notre ville, à hauteur de 14 millions d’euros.

Présence des services publics, quartier à dimension humaine, diversité de logements et de parcours résidentiels, c’est cet ensemble de valorisations, que notre ville défend, à travers chacune de ses opérations urbaines.

Pour rappel, l’îlot Romain-Rolland compte au total 332 logements : 22% de logements sociaux, 30% en accession sociale, 48% en accession libre. Ce qui tord le cou à la caricature d’une ville, qui ne ferait que du logement social. Ce n’est pas le cas, mais nous ne fuyons pas non plus nos responsabilités, tant la pénurie de logements, pour les familles les plus modestes, est criante, et désolante. Il faut répondre à cette demande, et faire face à la crise du logement, Vénissieux le sait et le fait.

Mais les collectivités seules, n’y parviendront pas, sans la présence d’un Etat régalien et ambitieux, qui aura enfin décrété le logement comme priorité absolue et chantier national.

La prédominance locale dans tous les programmes immobiliers, nous permet de trouver un équilibre, entre la volonté des Vénissians de rester dans leur ville, et l’accueil de nouvelles familles.

La commercialisation qui a débuté sur le bâtiment C de Connect, révèle des caractéristiques intéressantes, révélatrices de la dynamique actuelle de notre ville. Sur les 26 réservataires, 9 sont vénissians, 7 lyonnais et 2 villeurbannais. Les Vénissians veulent rester à Vénissieux, et nos politiques du logement favorisent, et encouragent cette volonté.

De même, les habitants de l’agglomération s’intéressent de plus en plus à notre ville, pour venir s’y installer. La pression des loyers n’explique pas tout : nombre de familles qui nous rejoignent, savent qu’elles y trouveront des équipements et des services publics de qualité, pour la petite enfance, dans nos écoles, pour la jeunesse, le sport pour tous, la culture, etc.

Je parle donc d’une attractivité globale, à laquelle d’ailleurs, les promoteurs, bailleurs, architectes, sont sensibles, puisque leur intérêt pour Vénissieux ne se dément pas, année après année. Que ce soit pour les programmes déjà réalisés, pour celui d’Osmose et celui à venir de Connect, on peut se féliciter de la qualité des bâtiments et appartements, réalisés ici même à Romain Rolland.

Je tiens à remercier les promoteurs, pour les clauses d’insertion qui ont été passées : 1 000 heures ont été réalisées pour le chantier Osmose, qui ont permis à deux jeunes de moins de 26 ans, de travailler dans le cadre d’un contrat en alternance. Et je crois savoir que plus de 4 000 heures sont prévues, pour le chantier Connect.

Vénissieux est une ville qui avance, devant nous se présentent le Puisoz-Grand Parilly, mais aussi le Cœur de Ville, le développement au nord, du boulevard urbain sud, et la poursuite de la rénovation urbaine, dans les quartiers prioritaires politique de la ville.

Entre 2008 et 2015, plus de 4 300 logements ont été livrés, au total. Dans le cadre du nouveau PLU-H, les objectifs sont fixés à 400 logements familiaux par an, en moyenne, dont 200 logements sociaux, en 2019, et à nouveau 200, en 2020.

Ces chiffres montrent une dynamique démographique solide, plus soutenue même, que dans l’ensemble de la Métropole. Reste une inquiétude, que partage une grande majorité de maires en France. Les ponctions actuelles du gouvernement, dans les finances du monde HLM, mettent en péril le modèle français du logement social. Les études sont claires : si rien ne change d’ici là, 43 bailleurs sociaux seront en déficit en 2020, aucun d’entre eux ne conservera la moindre capacité d’investissement, d’ici 2024.

Nous avons besoin, au contraire, que tous les acteurs soient bien présents sur le terrain, partenaires institutionnels, économiques, promoteurs et bailleurs, pour faire du logement, non pas le révélateur du déclassement social, mais le levier d’un développement urbain, au service de l’intérêt général.

C’est cette voie que Vénissieux a choisie et, je peux vous le certifier, elle porte ses fruits, à Romain Rolland, comme dans l’ensemble de ses quartiers.

Je vous remercie.