Inauguration de la résidence « Côté 8 »

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Jeudi 26 octobre 2017

« Côté 8 » illustre à plus d’un titre, l’ambition de notre politique de logement. Le programme garantit une diversité de logements, une dimension paysagère, et une emprise directe avec les transports en commun, puisque la ligne T6, opérationnelle fin 2019, reliera le terminus T1 (Debourg), aux Hôpitaux Est.

« Côté 8 » illustre à plus d’un titre, l’ambition de notre politique de logement.

Le programme garantit une diversité de logements, une dimension paysagère, et une emprise directe avec les transports en commun, puisque la ligne T6, opérationnelle fin 2019, reliera le terminus T1 (Debourg), aux Hôpitaux Est.

Les façades sur rue sont composées avec une recherche d’asymétrie et de variation, dans le traitement et les couleurs, pour introduire des rythmes, et éviter toute monotonie.

Les toitures terrasses sont végétalisées, dans une perspective de protection de la biodiversité et de l’environnement, en milieu urbain. Cette technique concourt en outre, au confort thermique d’été.

Je remercie le promoteur Sogerim et Alliade habitat, ainsi que les architectes Pinero et Nachampassak, pour l’opération menée ici, rue du Professeur Roux.

Je le disais en introduction, Côté 8 répond à notre objectif de renforcer, et de diversifier les parcours résidentiels des Vénissians notamment.

La répartition est équilibrée :

  • 19 logements locatifs sociaux PLS,
  • 23 logements intermédiaires PLI,
  • 18 en accession libre : .

Le logement social est bien présent, car la réalité du terrain nous appelle à répondre à l’urgence sociale actuelle.

Ne nous voilons pas la face : la crise du logement en France est structurelle. 4 millions de mal-logés et 2 millions de demandeurs de logements, voilà où nous en sommes.

L’offre de logements publics à loyer modéré, doit bien évidemment rester une priorité, sur l’ensemble du territoire national comme à l’échelle de la Métropole lyonnaise.

Le nombre de demandeurs y a explosé, passant en 3 ans de 40 000 à 60 000.

Avec près de 4 000 demandes en 2017, le délai d’attente à Vénissieux, dépasse désormais 3 ans. C’est la raison pour laquelle nous demandons à la Métropole, la création d’un véritable service métropolitain du logement, organisé autour des Maisons de la Métropole, levier d’une politique des attributions, qui doit d’abord répondre aux besoins exprimés par les demandeurs.

Deux autres caractéristiques de ce programme sont à mettre en avant.

Côté 8 intègre 65 stationnements (box en sous-sol et stationnement libre), une nécessité, à l’heure où certains quartiers saturent, sous l’effet de la circulation.

Notre Ville, je l’ai déjà dit, tient à ce que les programmes urbains prennent en compte ces places de stationnement. Pour autant, il faut déjà penser, imaginer et anticiper, l’avenir de nos grandes agglomérations, avec moins de voitures, mais plus de transports en commun et plus de modes de déplacements doux.

L’autre point que je tiens à mentionner, concerne la dimension paysagère. Un vaste espace vert en cœur d’îlot, permet de créer des lieux de convivialité.

Une large bande de terrain en pleine terre (300m²) est préservée, pour permettre les plantations d’arbres à haute tige. Au total, 900 m² d’espaces verts sur le thème du « jardin paysager » : arbustes, plantes tapissantes, arbres à la forme plus dessinée. Bien habiter son logement, c’est bien habiter avec son proche environnement, avec son voisinage, avec des lieux, où la convivialité est favorisée, et sort renforcée.

Notre volonté de développer la dimension paysagère, au cœur de la rénovation urbaine en cours, porte ses fruits. Vénissieux est une ville urbaine, mais une ville urbaine, où les espaces verts que nous gérons, représentent près de 165 hectares. Cet atout d’un territoire où l’on peut respirer, est un atout de taille, que notre ville, avec son agenda 21 notamment, n’est pas près de sacrifier.

Pour les villes populaires comme la nôtre, l’annonce des mesures gouvernementales d’Edouard Philippe, suscite de vives inquiétudes.

La baisse des APL de 50 à 70 euros /mois, que les bailleurs sociaux devront compenser, montrent que la solidarité nationale, en matière de logements, se fissure en de nombreux points. La mécanique enclenchée est dangereuse. Le gouvernement demande aux bailleurs sociaux de baisser les loyers, proportionnellement à la baisse des APL, voire plus. Soit une perte estimée à 1,5 milliards d’euros, correspondant à 80% de leur autofinancement ! Résultat : les offices HLM, fragilisés économiquement, ne pourront plus assurer les services rendus quotidiennement aux locataires.

Une perte de recettes qui réduira d’autant plus, leur capacité d’investissement dans la réhabilitation, et la production de logements neufs. Pour les villes en rénovation urbaine, il n’est pas exagéré d’affirmer que les actions engagées, dans le cadre de l’ANRU 2, sont remises en cause, notamment le financement des projets de réhabilitation, et de construction.

Aujourd’hui plus qu’hier encore, nous avons pourtant besoin d’une réelle ambition de l’Etat, accompagnée par tous les partenaires de terrain, pour mettre fin à cette crise du logement intenable et insoutenable, et renforcer la continuité territoriale, à travers une rénovation urbaine, humaine et solidaire. Ce sont ces caps multiples, que notre ville s’est fixés : répondre à l’urgence sociale ; diversifier les logements ; tirer par le haut tous les quartiers de façon simultanée.

Promoteurs, architectes, montrent un intérêt toujours plus croissant à notre ville. Nous nous en félicitons, mais nous savons aussi, que chacun ici, partenaires, bailleurs, maîtres d’ouvrage, joue le jeu. Et que chacun en somme, à l’image du programme Côté 8, a apporté sa pierre à l’édifice d’une politique du logement, qui sert les Vénissians, et la dynamique de nos territoires.

Je vous remercie.