Enseignants nouvellement nommés

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Jeudi 20 septembre 2018.

Nos investissements sont constants, pour améliorer les conditions d’apprentissage des enfants, et les conditions de travail des enseignants. Nous voulons donner aux écoliers vénissians, les moyens de leur éducation, de leur émancipation, les accompagner dans leur épanouissement, en renforçant leur ouverture d’esprit, mais aussi leur esprit critique.

La rentrée 2018 à Vénissieux aura été une rentrée placée sous le signe de l’éducation, et de l’avenir de nos enfants.

Ce n’est pas une préoccupation ponctuelle, tant l’éducation est une priorité permanente de notre contrat municipal, mais le croisement de plusieurs actualités a donné un caractère particulier, à ce mois de septembre. Pour ceux qui découvrent notre ville, sachez que nous avons construit et ouvert, deux groupes scolaires, Joliot-Curie en 2013 et le groupe Flora Tristan en 2016.

Cet été, ont commencé les travaux de réhabilitation de l’élémentaire Pasteur, l’extension du groupe scolaire Charréard est, quant à elle, programmée en 2019, sans oublier les chantiers réalisés dans les groupes scolaires, dont la maternelle du Moulin-à-Vent.

Nos investissements sont constants, pour améliorer les conditions d’apprentissage des enfants, et les conditions de travail des enseignants. Nous voulons donner aux écoliers vénissians, les moyens de leur éducation, de leur émancipation, les accompagner dans leur épanouissement, en renforçant leur ouverture d’esprit, mais aussi leur esprit critique.

L’école est centrale, mais nous avons tenu à ce qu’elle soit de plain-pied avec la Ville, qu’elle entre en résonance avec nos politiques culturelles, sportives, périscolaires, et citoyennes. Des groupes scolaires ouverts au monde qui les entoure, voilà l’ambition qui nous anime, même à l’heure des politiques d’austérité, qui fragilisent et pénalisent lourdement, les collectivités locales.

Malgré tout, sachez que nous consacrons 18% de notre budget à l’éducation et les écoles, 12% au sport et jeunesse, 8% à la culture, que les sciences humaines fondent l’identité et l’avenir de notre ville.

Mais revenons à l’actualité récente, qui vous concerne en premier lieu. Au sujet des rythmes scolaires, la ville de Vénissieux s’est donné le temps de la réflexion, le temps de tirer un bilan précis et exhaustif de la réforme, avant de soumettre au vote, dès octobre prochain, le maintien à 4 jours et demi, ou le passage à 4 jours à la rentrée 2019.

La précipitation est mauvaise conseillère. En nous recentrant sur la place de l’enfant, de ses rythmes d’apprentissage, et de sa chronobiologie, nous avons remis le débat dans le bon sens. Derrière ces 4 jours ou 4 jours et demi, il y a aussi cette question collective, de ce que nous voulons faire des temps périscolaires, des possibles que nous souhaitons offrir à l’enfant, et de la pérennité des finances des collectivités locales, que le gouvernement remet très gravement en cause.

600 agents sont impliqués à l’heure actuelle, dans le cadre des rythmes scolaires que nous avons mis en place. Une chose est sûre : si on revient à 4 jours, il ne sera pas possible de maintenir le travail ambitieux, diversifié et accessible au plus grand nombre, que nous menons aujourd’hui.

L’autre point fort de cette rentrée a concerné le dédoublement des classes, étendu cette année, après les CP, aux CE1 en REP+. Nous avons procédé à de très importants travaux cet été : pose de cloisons, raccordements électriques, installation du matériel pédagogique ont été nécessaires, pour réorganiser les salles de classes dans nos groupes scolaires.

Dans une ville comme la nôtre, où 20 de nos 21 groupes scolaires sont en REP ou REP+, l’impact de la réforme s’est fait ressentir.

Entre les effets de la réforme, la carte scolaire, et l’augmentation des effectifs scolaires, 38 nouvelles classes ont été créées, le chiffre parle de lui-même ! Pour ce qui est du choix du cloisonnement des classes à 12 élèves, ou du co-enseignement avec deux enseignants pour 24 élèves, nous avons été à l’écoute, et suivi les recommandations des professeurs et des inspectrices de l’éducation nationale, dans chaque groupe scolaire. Faute de places dans quatre écoles, où il s’avérait impossible de pousser les murs, des classes à 24 élèves avec deux enseignants, ont été mises en place. Les différentes options ont ensuite été validées par le directeur académique des services.

Si cette mesure donne des résultats encourageants, il est dommage que l’Etat ne l’ait pas budgétisée, en termes de création de postes, en nombre insuffisants.

Des dispositifs intéressants comme le dispositif  « plus de maîtres que de classes » ont été de fait ponctionnés, dans le cadre d’un redéploiement vers le dédoublement des CP et CE1. Le sentiment d’habiller les uns en déshabillant les autres, prédomine. De même, il s’agit de ne pas affaiblir la scolarisation des enfants handicapés, par le manque cruel, en cette rentrée, de postes d’auxiliaires de vie scolaire.

1er degré et second degré confondus, vous êtes 232 enseignants nouvellement nommés sur la commune. On compte à peu près 9 300 écoliers, répartis dans nos 21 groupes scolaires. Ce n’est pas moi qui vais rappeler l’importance de vos métiers, mais je voulais vous souligner la considération que notre ville a toujours eue, à l’égard de tous les personnels de l’Education Nationale.

Oui, soyez sûrs d’une chose, vous avez été affectés dans une ville, qui aime et qui défend son école publique. Une ville qui a su étendre, à travers ses politiques de proximité, les ramifications de l’éducation, à l’ensemble de son environnement. Ce sont ces passerelles, que je vous invite à découvrir.

Passerelle avec l’APASEV, Association pour la promotion des activités socio-éducatives de Vénissieux, pour tous les enfants, entre école et loisirs, entre temps scolaire et temps des loisirs pendant les vacances.

Passerelle avec tous nos équipements sportifs, culturels, que vous ne tarderez pas à découvrir, comme la Médiathèque Lucie-Aubrac, le cinéma Gérard-Philipe, l’école de musique, le théâtre municipal, ou encore le complexe sportif Laurent Gérin, le Centre Nautique Intercommunal, etc.

Passerelle avec nos équipements polyvalents jeunes, dans le cadre d’opérations de sensibilisation sur les droits de l’enfant, les droits des femmes, les rapports filles-garçons.

Je refuse toute approche comptable ou rentable, de l’éducation. Ce n’est ni son rôle, ni sa fonction. Nous parlons de transmission, de formation, de temps long au service de l’émancipation et du savoir. Nos écoles, collèges et lycées, ne sont pas des secteurs marchands. C’est le champ des sciences humaines, des possibles, de l’épanouissement, de la réussite, et de l’égalité des chances, voilà l’école que nous défendons, ici, à Vénissieux, l’école pour tous, l’école de l’apprentissage et de la citoyenneté.

Cette école, elle est aussi laïque, et sur ce combat-là, face aux intolérances et aux replis sur soi, notre ville a toujours su répondre présente.

Les collectivités territoriales (régions, départements et communes), ont consacré 35,7 milliards d’euros en 2016 à l’éducation, soit un peu moins d’un quart des dépenses.

La contribution des communes et groupements de communes, représente plus de la moitié de cette dépense (52 %), avec 18,5 milliards d’euros. Avec les différentes lois de décentralisation, la dépense d’éducation des collectivités n’a cessé d’augmenter, passant de 14 % en 1980 (66,2 % pour l’Etat), à 21,8 % en 2000 (60,1 % pour l’Etat), et près d’un quart de la dépense totale en 2015.

Baisse des dotations de l’Etat, suppression de la taxe d’habitation, contractualisation des dépenses de fonctionnement : les politiques d’austérité qui frappent très brutalement les finances des communes, ont et auront, des effets dramatiques sur le terrain. Un Exemple concret : des postes ATSEM supprimés dans certaines villes, soit par choix politique, soit sous la pression budgétaire.

Ce n’est pas notre cas, mais l’étranglement financier nous force également, à prioriser certaines missions, que nous devons expliquer, et partager avec les habitants. Je peux vous le certifier, le combat que nous menons est un combat politique de tous les jours, un combat intense, mais un combat qui ouvre un horizon : l’avenir de nos enfants.

Alors au nom des Vénissians et de toute notre équipe municipale, je souhaite à chacun de vous, la bienvenue dans notre ville de Vénissieux.

Je vous remercie.