Conseil Local de Santé Mentale

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Séance du Conseil Municipal du lundi 9 octobre 2017, rapport n° 3 «Signature de la Convention de collaboration partenariale relative au Conseil Local de Santé Mentale (CLSM)».

La création d’un Conseil Local de la Santé Mentale a permis le développement d’un travail en réseau, afin de répondre aux problématiques complexes de santé mentale. A partir des besoins repérés sur nos territoires, des commissions ont vu le jour, qui ouvrent des pistes de réflexion, et ont le mérite de libérer la parole, quand certains comportements laissent démunis, ou sans réponse adaptée. La convention vient prolonger notre travail pour les deux prochaines années, et marque l’engagement financier de l’ARS.

Depuis maintenant 17 ans, la ville de Vénissieux a initié un travail précieux sur la thématique de la santé mentale, en partenariat avec la ville de Saint-Fons et le centre hospitalier Saint-Jean-de-Dieu. L’ARS, Agence Régionale de Santé, est entrée dans les financements depuis 2016.

La création d’un Conseil Local de la Santé Mentale a permis le développement d’un travail en réseau, afin de répondre aux problématiques complexes de santé mentale. A partir des besoins repérés sur nos territoires, des commissions ont vu le jour, qui ouvrent des pistes de réflexion, et ont le mérite de libérer la parole, quand certains comportements laissent démunis, ou sans réponse adaptée. La convention vient prolonger notre travail pour les deux prochaines années, et marque l’engagement financier de l’ARS.

Il nous paraît essentiel que les collectivités locales s’approprient les thématiques de la santé mentale. La précarité, que l’on voit monter année après année, accentue-t-elle les déséquilibres psychologiques de personnes en extrême détresse ? Il faut se garder des généralités, et des liens trop faciles de cause à effet, mais la peur de tomber dans la pauvreté génère un état de stress mental quasi permanent. L’incertitude au sujet du logement, de la nourriture, de la santé, l’angoisse liée au bien-être des enfants, la peur du lendemain, favorisent les maladies psychosomatiques. Ce stress chronique ne relève pas de la maladie mentale au sens propre du terme, mais accroît la vulnérabilité des personnes vivant dans la précarité. Combien d’hommes, de femmes, de jeunes également, se replient sur eux-mêmes, entre sentiment d’abandon et irritabilité générale, pour tomber progressivement dans l’isolement et la dépression.

Ces états sont réactifs, et le temps des perturbations de la personne disparaîtra, dès que la source de tension psychologique aura pris fin. Nos villes populaires, où bon nombre de familles éprouvent de réelles difficultés, financières ou passagères, se doivent d’être vigilantes à ce sujet. Pour les agents également, qui sont amenés à gérer des situations tendues, trouver les bonnes réponses et les bons comportements à adopter, s’avère très utiles. Vous comprendrez que dans le contexte actuel, le CLSM est non seulement nécessaire, mais aussi un outil précieux et indispensable.

Je vous remercie.