Centre nautique Lyon/Saint‑Fons/ Vénissieux

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Séance du conseil municipal du lundi 11 décembre 2017 sur le rapport n° 34 « Présentation des observations définitives rendues par la Chambre régionale des comptes Auvergne Rhône-Alpes sur la gestion 2010/2016 du syndicat intercommunal du centre nautique Saint-Fons/Lyon/Vénissieux ».

D’une façon générale, ce débat sur le surcoût de la construction n’en est pas un, et c’est la cour des comptes qui le clôt elle-même. Je la cite : « Le coût de la reconstruction, s’il a largement dépassé les estimations initiales, est resté maîtrisé, au regard des caractéristiques de l’équipement proposé pour atteindre 21,3 millions d’euros, ce qui correspond aux standards relevés par la Fédération française de natation ».

Le rapport de la chambre régionale des comptes, sur le centre nautique intercommunal, mérite quelques explications et un retour détaillé, sur les différentes phases que les trois communes ont enclenchées.

Tout le monde se souvient de l’émotion de la population, au lendemain de l’incendie criminel, qui avait dévasté l’équipement en novembre 2010. Les trois maires de l’époque, Christiane Demontès, Gérard Collomb et moi-même, avons eu, et il faut s’en féliciter rétrospectivement, la volonté commune de reconstruire, le plus vite possible, le centre nautique, qui faisait tant défaut aux habitants, scolaires et clubs habitués des lieux. Moins de trois mois après l’incendie, alors que le travail avec les assurances battait son plein, nous avions déjà une estimation pour la reconstruction, située entre 14 et 17 millions d’euros. Nul n’ignorait que le projet du nouveau CNI s’approcherait plus de la fourchette haute, proche des 17 millions, que de la fourchette basse.

Avec Gérard Collomb, nous avons défendu et porté le choix d’un bassin inox, d’un coût d’un million d’euros à peu près, mais plus hygiénique et moins cher à l’entretien. La tranche ferme des travaux de reconstruction est ainsi passée à 18 millions. Se sont ensuite ajoutées, les tranches additionnelles (parking, espaces verts, installation de caméras), que nous avons financées en partie, par les demandes de subvention auprès de nos partenaires. Vous n’êtes pas sans vous rappeler le combat que notre ville a mené, pour convaincre le Conseil général de tenir ses engagements de subvention de 2 millions d’euros.

D’une façon générale, ce débat sur le surcoût de la construction n’en est pas un, et c’est la cour des comptes qui le clôt elle-même. Je la cite : « Le coût de la reconstruction, s’il a largement dépassé les estimations initiales, est resté maîtrisé, au regard des caractéristiques de l’équipement proposé pour atteindre 21,3 millions d’euros, ce qui correspond aux standards relevés par la Fédération française de natation ».

Parlons donc plutôt d’adaptations et de contraintes. Mettons les choses en perspective, le CNI n’est pas le musée des Confluences, dont la construction est passée de 60 millions d’euros, au début des années 2000, à 306 millions, 15 ans plus tard, soit 411 % de plus que le montant initial estimé. Nous ne parlons pas des mêmes échelles !

En ce qui concerne la gestion des ressources humaines, et le temps de travail annuel du personnel, inférieur à la durée légale de 1 607 heures, il faut aussi rappeler que ce sont des acquis, gagnés par les salariés eux-mêmes. La Cour des Comptes adopte une vision strictement comptable, globale, qui n’intègre à aucun moment, l’historique de l’équipement et des agents, qui l’ont fait vivre au service des Vénissians, Lyonnais et Sainfoniards.

Cela me rappelle les critiques que la cour formulait à l’encontre des loyers de la Sacoviv, jugés trop faibles, sans tenir compte du contexte de pauvreté et de paupérisation des familles, ni de la volonté politique que notre ville manifeste, pour leur apporter une solution adaptée. Pour le CNI, il ne s’agit pas d’appeler à moins de travail, mais de veiller également à la qualité, et aux bonnes conditions de travail. Je rappelle par ailleurs que, contrairement à de nombreuses piscines, le CNI, lui, ferme très peu de jours, et reste ouvert 335 jours à l’année, ce qui n’est pas si fréquent dans d’autres villes.

Je comprends bien que l’opposition cherche à instrumentaliser un rapport qui reste, sur le fond, très favorable au centre nautique. Ce n’est pas tous les jours faciles de transformer l’or en plomb, même avec de la mauvaise volonté. Nous saurons tenir compte des recommandations de la cour, tout comme je retiens qu’elle reconnaît le besoin avéré de l’équipement, et la très forte implication des élus, dans la gestion générale du CNI. A aucun moment également, la cour n’épingle le bien-fondé et la solidité des marchés passés, pour reconstruire dans l’urgence, un équipement de haute qualité. Le centre nautique a trouvé aujourd’hui, son rythme de croisière et, dès sa deuxième année de fonctionnement, nous avons enregistré une augmentation de 17% des usagers, entre 2016 et 2017.

Je voudrais pour finir, rappeler le travail fabuleux, et je pèse mes mots, que les services des trois villes, et plus particulièrement ceux de Lyon et Vénissieux, ont accompli ensemble, entre les démarches avec les assureurs, le redéploiement du personnel, des clubs dans d’autres bassins nautiques, l’élaboration du projet, puis sa construction, menée tambour battant. Il serait bon aussi de mettre en lumière l’investissement des hommes et des femmes, qui nous ont permis de sortir, avec rapidité, et par le haut, d’un sinistre aussi triste qu’inadmissible.

Je vous remercie.