Budget, taxes et subventions…

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Séance du conseil municipal du lundi 5 février 2018 sur le rapport n° 1, 2 et 3 « Budget primitif 2018. Budget principal et annexe », « Taux des taxes directes locales 2018  » et « Subventions 2018 aux associations et organismes assimilés, régies et établissements publics rattachés à la Ville « .

Tous les Vénissians et tous les quartiers, doivent profiter de nos investissements, et de l’attractivité retrouvée de notre ville. Ce sera le cas. Nous gardons le cap, malgré un contexte sinistré et très incertain. Sous l’effet des politiques d’austérité, de nombreuses communes voient leurs finances exsangues, à deux doigts du dépôt de bilan.

Nous voulons une commune qui agisse, pas une commune réduite à une chambre d’enregistrement. Nous voulons une commune qui tende la main à ses habitants, et reste un levier de l’aménagement de tous ses quartiers. Nous voulons une commune qui soutienne la jeunesse, la création et la culture populaire, accompagne les enfants dans leur éducation, et veille à la dignité de nos aînés. Nous voulons une commune solidaire, une commune de toutes les chances, une commune guidée par l’intérêt général. Une commune responsable dans son budget, autonome dans ses priorités, indépendante dans le choix de ses politiques de proximité.

Il faut déjà dire aux Vénissians, à quoi vont servir les finances locales en 2018. A la construction de la nouvelle cuisine centrale. Elle nous permettra de produire jusqu’à 6000 repas jour, à destination de 42 restaurants scolaires, 7 crèches, 3 centres de loisirs, 2 résidences de personnes âgées, et un foyer soleil de Vénissieux. Deux tiers des enfants scolarisés dans nos écoles publiques, sont inscrits aujourd’hui, à la restauration scolaire, et chaque jour, plus d’un enfant sur trois bénéficie de ce service, à un prix l’un des plus bas de l’agglomération. L’enjeu est social, sanitaire, en garder la maîtrise publique est indispensable.

Autre investissement : la réhabilitation du groupe scolaire Pasteur, au terme de laquelle, huit nouvelles classes verront le jour. Ce choix s’inscrit dans le prolongement de nos efforts permanent, en matière d’éducation, ces dernières années. Je rappelle l’ouverture du groupe scolaire Flora Tristan, l’extension de Joliot Curie, et la réhabilitation de l’école Charréard. Il y aura également la rénovation du terrain synthétique du stade Delaune, la poursuite des opérations de la ZAC Vénissy, et bien sûr le déploiement de nos missions quotidiennes, celles d’un service public de qualité, efficient, et présent sur le terrain.

A la lecture des opérations que je viens de mentionner, on voit que nos lignes budgétaires viennent servir et soutenir, l’intérêt général. Tous les Vénissians et tous les quartiers, doivent profiter de nos investissements, et de l’attractivité retrouvée de notre ville. Ce sera le cas. Nous gardons le cap, malgré un contexte sinistré et très incertain. Sous l’effet des politiques d’austérité, de nombreuses communes voient leurs finances exsangues, à deux doigts du dépôt de bilan. Nous ne sommes pas dans ce cas de figure, grâce à l’élaboration depuis des années, d’un budget solidaire et raisonné, grâce à nos efforts partagés, grâce au travail de tous nos services, pour maîtriser nos dépenses de fonctionnement. Cette ligne que nous nous sommes fixée, porte ses fruits. Il ne faut pas en dévier, ce serait parier sur un avenir incertain. Garder notre autofinancement à plus de 9,2 millions d’euros, nous permet de poursuivre nos investissements, au service de tous les Vénissians, et d’entretenir la dynamique de tous nos territoires. Recourir à l’emprunt de façon raisonnée, à hauteur de 7,4 millions d’euros, c’est justement se projeter vers l’avenir, sans l’hypothéquer, ni le faire peser sur les prochaines générations de Vénissians. La capacité de désendettement de la ville, est stable à 6 ans, signe que tous les grands équilibres de notre budget sont tenus, et que nos missions de proximité sont pérennisées, quand d’autres communes ne parviennent plus à les tenir, ou les cèdent au privé.

Mais mon devoir à l’égard des Vénissians, c’est d’anticiper, et d’expliquer en quoi les mesures gouvernementales fragilisent les collectivités locales, et pénalisent les habitants, et plus particulièrement les habitants des villes populaires. Casse du droit du travail, baisse des APL, perte de pouvoir d’achat, les plus modestes, une partie des classes moyennes, les salariés et fonctionnaires, savent déjà à quoi s’en tenir : les politiques libérales d’Emmanuel Macron les ignorent, et vont les ignorer ,tout au long du quinquennat. En prônant l’abandon de certaines missions régaliennes de l’Etat, la méthode Macron consiste à mettre les communes devant le fait accompli, et à les laisser seules gérer la crise sociale, avec, de surcroît, des moyens en baisse !

A cette attaque frontale s’ajoutent les mesures d’austérité imposées aux collectivités, sans préavis ni concertation. Après avoir perdu 6 millions d’euros de dotation globale de fonctionnement de la part de l’Etat, sur la période 2014-2017, nous savons qu’elle risque de baisser à nouveau, dès 2019. La DGF sera soumise au principe d’un bonus-malus arbitraire, lié aux dépenses de fonctionnement des communes, limitées à 1,2% par an, inflation comprise. Bon élève, vous ne perdrez rien, mauvais élève, la dotation baissera. Cette règle d’or, en forme de chantage, bafoue le principe de libre administration des collectivités locales, tout comme elle bafoue l’urgence sociale, à laquelle répondent nos politiques de proximité. C’est une nouvelle fois, une vision comptable de nos territoires qui s’applique, comme si un seuil à ne pas dépasser, donnait une mesure réelle des besoins des habitants, auxquels font pourtant face les communes.

Quant à l’exonération de la taxe d’habitation, pour 80% des ménages d’ici 2020, outre que les Français ne sont pas dupes, nul ne sait à ce jour, comment, combien de temps, ni à quelle hauteur, elle sera compensée par l’Etat. Suppression des contrats aidés, flou et manque d’ambition, en matière de politique de la ville, le moins que l’on puisse dire, c’est que les villes populaires et leurs habitants, ne figurent pas parmi les priorités du gouvernement, plus préoccupé par la suppression de l’ISF… C’est pourtant dans nos communes, que le pacte républicain doit se renforcer, et s’affirmer à travers la cohésion sociale, et la continuité territoriale.

Je vous remercie.